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mer 14 jan '09

Aminata Traore : Le viol de l'imaginaire

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Il n'est rien de plus encombrant ni aliénant qu'une image de soi et de sa place dans le monde qui se nourrit des désirs et du discours des autres. Depuis plus de quarante ans, l'Afrique cherche sa voie, mais en vain. Elle est dans l'impasse. Les violences de l'Histoire ayant fait des vainqueurs et des vaincus, des gagnants et des perdants, les rapports entre nations riches et nations pauvres demeurent des rapports de domination qui se perpétuent à travers des mots clés, qui ne sont que mots d'ordre. Pillée et marginalisée, l'Afrique est invitée par les maîtres du monde à se penser pauvre, à se comporter en région pauvre. Les Etats du continent, surendettés et interpellés par une demande sociale forte, se voient contraints d'adopter et d'appliquer des remèdes dont le coût social et humain est exorbitant. Or l'Afrique est la seule à détenir les remèdes à ses maux. Plus que de capitaux, de technologies et d'investisseurs étrangers, elle a besoin de retrouver cette part d'elle-même qui lui a été dérobée : son humanité. Car, contrairement à l'Homo oeconomicus, en se mondialisant, l'humain qui est en chacun de nous et que les Africains revendiquent s'enrichit mais enrichit surtout les autres et met la planète à l'abri de bien des saccages.

La grande voix africaine, ancienne ministre malienne de la Culture, signe ici un livre bouleversant sur la douleur d'une Afrique mutilée par la mondialisation libérale.

Quatrième de couverture, éditions Hachette, 2004.

 

dim 27 juil '08

F. X. Verschave : De la Françafrique à la Mafiafrique

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La politique franco-africaine, autrement appelée Françafrique, est extrêmement nocive. Après la proclamation de l'indépendance des anciennes colonies françaises d'Afrique, des réseaux politiciens ont assuré la continuité du pillage du continent noir au profit notamment des hommes de pouvoir en France en plaçant des dictateurs corrompus à la tête des États nouvellement indépendants. Ce texte, retranscription d'une conférence donnée fin 2003, nous propose de survoler les rouages de la Françafrique et ses dérives mafieuses et nous propose quelques pistes pour de nouveaux rapports avec les peuples du tiers monde en approfondissant la démocratie à l'échelle planétaire.


Quatrième de couverture, éditions Tribord, 2005.

 

F. X. Verschave : La Françafrique

Sous-titre : Le plus long scandale de la République.

Attention : c'est un livre en colère.

Plus d'une vingtaine de réseaux politiques, d'officines mafieuses, de filières occultes, se partagent aujourd'hui le gâteau africain. A peine 2 ou 3 % de l'aide publique française au développement sert à lutter contre la pauvreté.

Depuis quarante ans, la politique française en Afrique vise uniquement à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays francophones. Les profits sont immenses. C'est pourquoi les armes importent peu : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre. C'est le plus long scandale de la République.

Aujourd'hui, plus aucune digue ne contient la folie de la Françafrique. Notre pays, soi-disant « patrie des droits de l'homme », a soutenu, au-delà de toute raison, les inspirateurs et les auteurs du génocide ruandais. L'année dernière, la France appelait à l'aide les miliciens serbes de l'épuration ethnique pour défendre le maréchal Mobutu.

Dans les allées du pouvoir, chacun s'est auto-persuadé que « l'Afrique, c'est autre chose », le pré carré de toutes les compromissions et de tous les coups tordus, un espace protégé où l'impunité est assurée aux puissants. Quels que soient leurs actes.

Pour que chacun sache enfin se repérer dans ce labyrinthe de mensonges, il manquait un livre détaché des jeux d'influence et des informateurs appointés. François-Xavier Verschave l'a écrit, au nom d'une certaine idée de la démocratie et de l'Afrique. Les Français ont le droit de savoir ce que la République commet en leur nom.

Quatrième de couverture, éditions Stock, 2003.

 

mar 10 juin '08

Yitzhak Koula : Pétrole et violences au Congo-Brazzaville

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Sous-titre : Les suites de l'Affaire Elf.

Le procès de l’affaire Elf, en 2003, à Paris, a établi les preuves d’enrichissement personnel e de détournements de fonds opérés par des cadres dirigeants de la compagnie Elf Aquitaine, principalement par le biais de filiales à l’étranger, comme Elf Congo, dans le but de les dissimuler au public français.

C’est pourquoi, douze ans plus tôt, en 1991, quand la Conférence nationale souveraine congolaise exige un tout premier audit d’Elf Congo, les autorités politico-pétrolières françaises paniquent. Avec l’aide de valets congolais, elles décident ainsi de torpiller le processus démocratique en cours. Résultats : quatre coups d’Etat dont deux mués en guerres civiles en 1993 et 1997, un massacre de populations civiles symbolisé par l’Affaire des disparus du Beach en 1999, des élections frauduleuses en 2002, etc…

Depuis 1997, le Congo est redevenu une dictature. Les revenus du pétrole sont détournés par la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), usant des mêmes « mécanismes orthodoxes » qu’Elf hier. L’accession du Congo à la PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) est en principe compromise. Mais, en soutien, les autorités françaises vont croiser le fer avec Paul Wolfowitz, le président de la Banque mondiale, qui entend lutter sincèrement contre la corruption et la pauvreté en Afrique.

L’auteur détaille les tenants et les aboutissants de ce drame franco-congolais, en attendant d’autres révélations liées à une éventuelle levée du Secret Défense que le gouvernement français oppose encore au juge français Renaud Van Ruymbeke.

L'auteur : Yitzhak Koula est docteur en chimie du pétrole et auteur de plusieurs publications scientifiques.

Quatrième de couverture, éditions L'Harmattan, 2006.

 

X. Harel : Afrique, Pillage à Huis Clos

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Sous-titre : Comment une poignée d'initiés siphonne le pétrole Africain.

Au Congo, au Gabon, au Nigeria, en Angola ou en Guinée équatoriale, on peine à découvrir à quoi a servi la manne pétrolière. Pauvreté, guerres civiles, maintien au pouvoir de régimes dictatoriaux, tel est le bilan peu glorieux de l'exploitation pétrolière en Afrique. La précieuse huile nourrit surtout une corruption débridée. Au Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou Nguesso a mis en place une kyrielle de sociétés écrans qui lui ont permis de détourner des centaines de millions de dollars. Mais il bénéficie pour cela de l'" expertise " occidentale. Certaines entreprises françaises, et non des moindres, ainsi que de prestigieux cabinets d'avocats, ont mis leur savoir-faire au service de ce pillage à huis clos. Ne nous y trompons pas. La mobilisation des pays riches (G8) en faveur de l'Afrique ressemble surtout à une opération de communication. Le locataire de l'Elysée amuse la galerie avec sa taxe sur les billets d'avion mais il couve affectueusement une poignée de régimes kleptocrates. George W. Bush prétend s'attaquer aux "postes avancés de la tyrannie" mais il reçoit à la Maison-Blanche les pires dictateurs pourvu qu'ils aient quelques barils à offrir. Tony Blair bataille pour passer la dette du continent à l'ardoise magique mais il ferme les yeux sur le rôle des banques britanniques dans le recyclage de l'argent de la corruption. Il est temps de mettre fin au bal des hypocrites. Si Jacques, George et Tony se soucient réellement du continent, qu'ils contraignent leurs compagnies pétrolières à faire la lumière sur ce qu'elles versent aux Etats africains. La transparence reste le meilleur antidote contre la corruption.

L'auteur : Xavier Harel est journaliste, spécialiste de l'Afrique et des questions pétrolières.

Quatrième de couverture, éditions Fayard, 2006.

 

jeu 27 sep '07

J. P. Mopo Kobanda : Les crimes économiques dans les Grands Lacs Africains

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Sous-titre : 5 millions de morts pour enrichir : les multinationales occidentales, le Rwanda, l'Ouganda et leurs complices congolais.

La problématique de criminalisation de l’économie et le pillage des ressources naturelles en RDC que l’auteur analyse dans ce livre sous l’angle des conséquences juridiques tant au niveau national qu’international, a pour but de sensibiliser l’opinion nationale, internationale, les organismes internationaux et les institutions judiciaires sur ce que l’ONU a présenté comme la cause principale des poursuites des deux guerres qui ont causé plus de 4 millions de morts en RDC.

Ce livre est l’aboutissement de recherches effectuées et soutenues par l’auteur dans le cadre d’un Diplôme d’études approfondies de droit (Master 2) à l’Université de Paris La Sorbonne en 2003. L’auteur met en lumière les vrais enjeux des guerres en RDC, les filières d’exploitation nationales et internationales, les raisons des contradictions des procédures et décisions des institutions judiciaires internationales, la complaisance de l’ONU, l’inaction de la justice congolaise, la dangerosité des trafics de tout genre (armes, uranium, coltan, blanchiment d’argent, financement de terrorisme,...), l’implication des hautes autorités du pays et le rôle néfaste des multinationales occidentales dans la guerre et le pillage.

Tout au long des analyses profondes, documentées et très argumentées, l’auteur livre au lecteur des révélations sur la complicité des autorités congolaises dans le blocage de résolution de la question du pillage des ressources naturelles devant l’ONU, la Cour Internationale de Justice et la Cour Pénale Internationale. Parmi ces révélations, l’auteur explique comment les autorités congolaises, qui savaient que le Rwanda n’a pas reconnu la compétence d’office de la Cour Internationale de Justice en matière contentieuse, ont omis d’évoquer les dispositions internationales appropriées pour contraindre la Cour à statuer convenablement sur le dossier congolais comme ses statuts l’autorisent.

L'auteur : Né en 1974, Jean-Paul MOPO est titulaire d’une licence en Droit économique et social et d’un DEA en études internationales et africaines (option Droit) de l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne où il est actuellement Doctorant en Droit. Il est l’auteur de plusieurs travaux et articles sur les Grands Lacs et les diasporas africaines en France. Militant associatif, d’abord en Afrique dans les ONG de défense des droits humains puis en France à la Cimade il est Visiteur des zones d’attente des étrangers en instance dans les frontières françaises pour le compte de la même association et correspondant de l’agence de presse internationale Sytia International.

Quatrième de couverture, éditions Menaibuc, 2006.