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dim 17 mai '09

R. A. Plumelle Uribe : Traite des Blancs, traite des Noirs...

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Sous-titre : Aspects méconnus et conséquences actuelles.

Depuis quelques années, une production foisonnante de travaux, universitaires ou non, répète avec insistance que la traite négrière transatlantique eut lieu parce que les Africains pratiquant l’esclavage de longue date, avaient la fâcheuse habitude de se vendre les uns les autres. Pour prouver la validité de ce postulat, on nous rappelle qu’à partir du VIIe siècle une certaine Afrique était devenue pourvoyeuse d’esclaves exportés vers les pays musulmans. Ce postulat a la vie longue parce qu’il sert à renforcer le sentiment d’une supériorité morale des Européens dont le corollaire est l’infériorité morale des Africains.

Mais une approche plus respectueuse de la vérité nous apprend que les Européens, loin d’avoir mis fin au commerce des esclaves après l’antiquité, ont continué à se vendre les uns les autres.

A partir du VIIIe siècle, et jusqu’à la fin du Moyen Age, une certaine Europe était elle aussi, pourvoyeuse d’esclaves exportés vers les pays musulmans : des Européens étaient vendus par d’autres Européens aux marchands trafiquants d’esclaves. En Europe et en Afrique, à la même époque, fonctionnaient quelques centres de castration contrôlés par des commerçants spécialisés dans la « fabrication d’eunuques », une marchandise très prisée alors dans le monde arabo-musulman.

Ces faits et leurs conséquences sont généralement ignorés (sauf de quelques rares spécialistes), car aucune mention n’en est faite dans les manuels d’enseignement. Or, d’une histoire tronquée on ne peut tirer que des idées faussées.

Cet ouvrage comble une importante lacune. Rosa Amelia Plumelle-Uribe est l’auteure de l’ouvrage La férocité blanche : des non-Blancs aux non-Aryens publié en 2001 chez Albin Michel. Elle a aussi participé à plusieurs colloques internationaux portant sur l’esclavage, les traites des esclaves et la domination coloniale.

Quatrième de couverture, éditions L'Harmattan, 2009.

 

lun 14 juil '08

A. Césaire : Toussaint Louverture

Sous-titre : La révolution française et le problème colonial.

Saint-Domingue est le premier pays des temps modernes à avoir posé dans la réalité et à avoir proposé à la réflexion des hommes, et cela dans toute sa complexité ; sociale, économique, raciale, le grand problème que le XXe siècle s'essouffle à résoudre : le problème colonial.

Le premier pays où s'est noué ce problème.

Le premier pays où il s'est dénoué.

Quand pour la première fois, Toussaint Louverture fit irruption sur la scène historique, bien des mouvements étaient en train : le mouvement blanc vers l'autonomie et la liberté commerciale, le mouvement mulâtre vers l'égalité sociale ; le mouvement nègre vers la liberté.

Le pouvoir bourgeois issu de la Révolution Française éprouva que la liberté est indivisible, que l'on ne pouvait accorder la liberté politique ou économique aux planteurs blancs et maintenir les mulâtres sous la férule ; que l'on ne pouvait reconnaître l'égalité civile aux hommes de couleur libres et dans le même temps maintenir les nègres dans l'ergastule ; bref que pour libérer une des classes de la société coloniale, il fallait les libérer toutes, et que pour les libérer toutes, il fallait libérer Saint-Domingue elle-même, remettre en jeu l'existence même de la société coloniale : ce qui parut au pouvoir contraire aux intérêts de la France.

Quand Toussaint Louverture vint, ce fut pour prendre à la lettre la Déclaration des droits de l'homme, ce fut pour montrer qu'il n'y a pas de race paria ; qu'il n'y a pas de pays marginal ; qu'il n'y a pas de peuple d'exception... On lui avait légué des bandes. Il en avait fait une armée. On lui avait laissé une jacquerie. Il en avait fait une Révolution ; une population, il en avait fait un peuple. Une colonie, il en avait fait un Etat ; mieux, une nation.

La réédition de l'ouvrage qui a renouvelé l'analyse historique des sociétés coloniales, en se fondant sur un projet politique et culturel qui garde toute sa force pour le tiers monde aujourd'hui.

Quatrième de couverture, éditions Présence Africaine, 1981.

 

dim 15 juin '08

Lawoetey P. Ajavon : Traite et esclavage des Noirs. Quelle responsabilité Africaine ?

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Pour les victimes du commerce triangulaire, la cause est entendue : torturées, violées, suicidées, assassinées... elles ont disparu.

Clio, la Muse de l’Histoire, peut lancer tous ses ragots : négationnistes, révisionnistes ont un bel avenir devant eux si l’on n’y prend garde. C’est que l’Histoire des Nègres, des Juifs, comme celle de tous les opprimés, embarrasse, gène, importune, aliène, affole, au point de conduire à nier la réalité : cela n’a jamais existé ou du moins n’a pas l’ampleur qu’on prétend. Les victimes sont consentantes. N’est-ce pas des parents eux-mêmes qui les ont livrées ? De toute façon, ce sont des sauvages, ils s’entretuent sans vergogne. Ont-ils vraiment existé ?

Pour alléguer de telles énormités, on invoque philosophes et historiens... « L’Afrique n’est pas une partie historique du monde », affirme Hegel. « Elle n’a pas de moments, de développements à montrer, de mouvements historiques en elle ». Ce à quoi surenchérit un professeur du Lycée Jean-Baptiste Say, dans une Histoire universelle des Pays et des Peuples en 1923 : « Tout s’efface vite - écrit l’éminent pédagogue - sur cette sauvage terre d’Afrique ; la féconde nature a bientôt fait disparaitre les morts et détruit la trace de leurs pas avec les vestiges de leurs travaux. » et de poursuivre : « La véritable Histoire est celle du présent, celle qui s’accomplit sous nos yeux, grâce aux efforts admirables de nos coloniaux ».

Et pourtant, « si les morts n’étaient pas morts... », comme le suggère avec force et vigueur Birago Diop dans Souffles : « ils sont dans l’ombre qui s’éclaire - et dans l’ombre qui s’épaissit - les morts ne sont pas sous terre... ». À cause de la grande déportation, ils exigent de notre part, mémoire et vigilance.

L’esprit de libre examen qui anime Pierre Ajavon, les ressuscite.

L'auteur : D'origine togolaise, Lawoetey-Pierre AJAVON est enseignant-chercheur en Histoire et Anthropologie. Docteur d'Etat ès Lettres et Sciences Humaines (anthropologie des sociétés orales), il est également diplômé du Centre d'Etudes d'Afrique Noire (Institut d'Etudes Politiques) et de l'Ecole de Journalisme de Bordeaux. Auteur de nombreuses publications dans des revues spécialisées en France, en Allemagne et en Espagne, Lawoetey-Pierre AJAVON est aussi chargé de la chronique « Lettre d'Afrique » de la revue trimestrielle « La Révolution Prolétarienne ».

Source : www.menaibuc.com, éditions Menaibuc, 2005.

 

sam 22 mar '08

J. P. Omotunde : Histoire de l'esclavage

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Sous-titre : Critique du discours eurocentriste.

Afin de garantir un futur démocratique aux générations à venir, l’histoire des hommes - que nous avons aujourd’hui le devoir et la responsabilité de leur transmettre puisque c’est la leur - ne saurait continuer à s’écrire dans l’obscurantisme idéologique que subissait encore il y a moins de 50 ans le Professeur Cheikh Anta Diop lorsqu’il entreprit le travail révolutionnaire de restauration de la Conscience Historique Africaine et au-delà celle de l’Humanité.

Tous les pans de l’histoire africaine dans sa pluri dimensionnalité devront être revisités avec objectivité scientifique. L’accent sera tout particulièrement mis sur les impacts négatifs cumulés des faits historiques de ces 500 dernières années sur les développements économique, technologique, politique, démographique, culturel, psychologique et social. Ces facteurs doivent être pris en compte dans l’explication des réalités contemporaines.

A travers l’ « Histoire de l’Esclavage : critique du Discours Eurocentriste », Jean Philippe OMOTUNDE tente de corriger la falsification de l’historiographie des razzias négrières et de l’esclavage. Nombreuses questions sont abordées dans ce livre dont entre autres :
• l’influence des berceaux historiques des sociétés issues du nomadisme et du patriarcat
• la nature du contact Europe/Afrique à l’époque impériale
• l’importance de la Résistance africaine dans le processus qui a conduit aux Abolitions.

Cet ouvrage de Jean Philippe OMOTUNDE est aussi une contribution au combat contre le négationnisme.

L'auteur : Originaire de la Guadeloupe, Jean Philippe Omotunde est chercheur en histoire, enseignant à l’institut Africamaat et co-fondateur du site africamaat.com. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages aux éditions Menaibuc dont : « L’origine Négro-Africaine du savoir Grec », « Les racines Africaines de la civilisation européenne », « La traite négrière européenne : vérités et mensonges », « Le Humanités Classiques Africaines pour les enfants »… Il anime également une revue de vulgarisation scientifique « Afrik@raïbes Mag »

Quatrième de couverture, éditions Menaibuc, 2008.

 

mar 29 jan '08

C. Taubira : Esclaves Noirs, Maîtres Blancs

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Sous-titre : Quand la mémoire de l'opprimé s'oppose à la mémoire de l'oppresseur.

Auteurs : Christiane Taubira-Delannon, Henri Bangou, Auguste Armet, Aggée C. Lomo Myazhiom, Yoporeka Somet.

Par son ampleur et sa durée, son étendue dans l'espace (Afrique, Europe, Amérique, Asie) mais aussi et surtout par ses conséquences, la traite atlantique est une question capitale qui, au-delà du « peuple noir », concerne et interpelle la conscience humaine. Légalisée par le Code noir de Colbert en 1685, soutenue par la papauté, pensée, argumentée et justifiée par les philosophes des Lumières, la « traite atlantique » érigea en système une économie-monde capitaliste (avant l'heure) basée sur l'instinct de prédation, l'appât du gain et le principe de chosification de l'Homme par l'Homme. L'Occident chrétien, responsable de ce très grand "dérangement" de l'histoire qui dura du XVIè au XIXè, siècle, organisa avec méthode la déportation de millions d'Africains. De ce trafic négrier sont nées les sociétés actuelles des Caraïbes, de la Guyane, du Brésil et les communautés noires de l'Amérique du Nord. Reconnus comme un crime contre l'humanité en France depuis 2001, la traite négrière transatlantique et l'esclavage représentent une lourde page de l'humanité et appellent aujourd'hui un travail de mémoire et de justice.

Extrait de la présentation de l'éditeur, éditions Homnisphères, 2006.


 

mar 20 nov '07

Bwemba Bong : Quand l'africain était l'or noir de l'Europe, Tome 2

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Sous-titre : L'Afrique... actrice ou victime de la « traite des Noirs » ?

Au sortir du fracas des razzias négrières, ce génocide a laissé la place à des ruines où des siècles plus tôt, il y avait un peuple, il n’y avait plus désormais que des populations destructurées en peuplades. En effet, quand, en 1848, l’Europe déclama abolie la « Traite Négrière », le Peuple Noir n’était, depuis longtemps déjà, plus qu’une ombre ; il avait été exterminé pendant les quatre siècles des razzias négrières ; non pas physiquement comme le fut le Peuple Indien, par exemple, mais spirituellement ; car il avait perdu tant sa conscience historique que sa mémoire collective.

L’Afrique Noire elle-même n’était plus que le plus gigantesque centre psychiatrique de la planète, avec des unités de traumatologies lourdes tout aussi gigantesques. Aussi, où qu’ils se trouvassent désormais, les Noirs n’étaient plus que des coquilles vides ambulantes : des morts-vivants, des Zombies.

Ce génocide fait aujourd’hui du Peuple Noir, un Peuple amnésique et plus que malléable, dont les composantes se comportent comme étrangères et hostiles les unes aux autres, parce qu’ignorantes de leur Passé historique, conséquence de la rupture de leur Histoire pourtant commune dont les Racines s’enfoncent au plus profond de la Vallée du Nil, dans l’Egypte pharaonique. Comme l’a si bien noté Cheikh Anta DIOP : « La conscience historique, par le sentiment de cohésion qu’elle crée, constitue le rempart de sécurité culturelle le plus sûr et le plus solide pour un peuple. C’est la raison pour laquelle chaque peuple cherche seulement à bien connaître et à vivre sa véritable histoire, à transmettre la mémoire de celle-ci à ses descendants ».

Bwemba-Bong est membre du cercle Samory, chercheur et enseignant à l’Institut Africamaat.

Source : www.menaibuc.com, éditions Menaibuc, 2005.
 

Bwemba Bong : Quand l'africain était l'or noir de l'Europe, Tome 1

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Sous-titre : L'Afrique... actrice ou victime de la « traite des Noirs » ?

Toute l’Histoire des razzias négrières transatlantiques tourne autour de cette réalité des rapports entre l’Europe d’hier, l’Occident d’aujourd’hui et l’Afrique Noire. C’est dire que la réponse qui en découle tout naturellement, éclaire de mille éclats de la Vérité, cette page tragique de l’histoire de l’Afrique et du Peuple Noirs. Ce génocide sur lequel, jusqu’alors, l’Occident s’est, par les diverses formes de terrorisme dont il l’art du secret et le secret de l’art, réservé le monopole de la narration. Un Droit de Regard exclusif par lequel il s’est institué Juge, Partie, Jury et au surplus Exécuteur testamentaire pour la partie du Peuple Noir qu’il a déportée pendant quatre siècles comme bêtes de somme, par l’une des terribles violences, pour son bien-être et son confort.

Il s’agit ici du premier volume d’une contribution majeure à la compréhension de l’Afrique d’aujourd’hui et de sa diaspora déportée.

Bwemba Bong est membre du cercle Samory.

Quatrième de couverture, éditions Menaibuc, 2005.
 

mar 09 oct '07

R. A. Plumelle Uribe : La férocité blanche...

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Sous-titre : Des non-blancs aux non-aryens, génocides occultés de 1492 à nos jours.

La traite des Noirs, la conquête de l’Amérique, l’occupation de l’Afrique ont profondément modifié les rapports des Européens aux autres. Le pas entre différence et supériorité a été vite franchi. La hiérarchisation raciale illustre la débâcle morale de l’Europe. Le nazisme, en transposant des non-Blancs aux non-Aryens cette dévaluation des êtres dits « inférieurs », a commis le crime impardonnable de porter au cœur du monde européen une férocité jusqu'alors réservée à d’autres continents.

Avocate originaire de la Colombie et portant dans sa chair et dans son cœur les héritages indien et noir, Rosa Amelia Plumelle-Uribe instruit à charge et prouve, poignants témoignages en main, que dans les rapports d’asservissement imposés par l’Europe à d’autres peuples, même si le but principal n’était pas leur extermination totale, leur destruction ou leur anéantissement n’en devenait pas moins inévitable dès lors qu’ils étaient déclarés officiellement inférieurs.

« Pourfendront son travail ceux qui, le visitant en coup de vent, refuseront tout de go à la Noire parlant des Noirs cette distance toujours accordée à chacun lorsque chacun approche l’histoire des calamités de chez lui. » Louis Sala-Molins

Quatrième de couverture, éditions Albin Michel, 2001.
 

sam 08 sep '07

J. P. Omotunde : La traite négrière européenne : vérité & mensonges

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L’actualité récente (conférence de Durban contre le racisme, montée en puissance des revendications pour les réparations...) a relancé l’intérêt du public pour cette page d’histoire tragique qu’est la traite négrière européenne. Après une lutte acharnée, la République Française, sous l’impulsion de la députée de la Guyane, Mme Christiane Taubira-Delanon, a finalement reconnu en mai 2001, la traite négrière européenne comme un "Crime contre l’Humanité".

Cependant, le monde noir n’a pas encore vraiment saisit l’importance du combat à mener pour l’obtention des réparations. La raison majeure de cette immobilité tient au fait que les analyses historiques de la traite négrière demeurent trop souvent sous l’emprise d’un européocentrisme dogmatique et hypocrite. Les moyens médiatiques mise en place pour culpabiliser les Nègres et répandre de fausses vérités sont colossaux. Les idées les plus couramment véhiculées sont que les Africains vivaient tous à l’état sauvage à l’arrivée des Européens, que les rois africains ont joyeusement vendu des captifs aux négriers européens, voir qu’il fallait évangéliser et civiliser des Nègres encore cannibales, etc...

Ainsi, le troisième ouvrage de Jean-Philippe Omotunde, vous propose un destruction méthodique des arguments utilisés par les Européens pour justifier la traite négrière et culpabiliser les Nègres dans le but d’édulcorer la question des réparations. Vous pensiez avoir tout lu sur la traite négrière, vous allez être surpris !

L’auteur : Jean-Philippe Omotunde, chercheur en histoire, conseiller en communication et originaire de la Guadeloupe, lève pour vous le voile dans son troisième ouvrage, sur les mensonges historiques de la traite négrière européenne.

Quatrième de couverture, éditions Menaibuc, 2004.