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Mot clé - Economie

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dim 25 oct '09

J. P. Omotunde : L'Afrique, berceau des concepts de monnaie et d'étalon monétaire

Omotunde__AfriqueBerceauDesConceptsDeMonnaieEtDEtalonMonetaire.jpg Pour les historiens occidentaux, si le troc était le seul mode de transaction commercial des civilisations de l’antiquité, les concepts de « monnaie » et « d’étalon monétaire » sont des inventions tardives faites par les Grecs d’Asie Mineur vers le VIIème siècle avant l’ère chrétienne. Sous l’impulsion d’Aristote, qui en a défini les grands principes de fonctionnalité, ce nouveau système financier basé sur des pièces de métal frappées, est vite devenu l’apanage des cités commerciales de la Grèce antique.

Cependant, à la lueur des nouvelles fouilles archéologiques faites en Afrique, le chercheur Jean Philippe Omotunde vous invite dans cet ouvrage, à remettre en question l’historiographie actuelle sur l’apparition de la monnaie et surtout à invalider le caractère quasi-exclusif de cette découverte. Car s’il est un domaine dans lequel l’Afrique noire s’est particulièrement illustrée, c’est bien dans celui de la création d’unités de compte et de l’argent (métal frappé). Dès l’Ancien Empire (vers - 3000 ans), les Africains anciens ont élaboré le premier étalon monétaire de l’histoire humaine, à savoir le « Shâty ». Et si tout le monde reconnait enfin aujourd’hui que les pharaons ont fait appel à des ouvriers qualifiés pour bâtir les pyramides, il convient alors d’admettre que les notions de versement de « salaires », de « paie », « d’étalon monétaire », de « vente » et « d’achat » de biens et de services, furent en premier, conceptualisées et définies en Afrique noire.

Source : www.menaibuc.com, éditions Menaibuc, 2009.

 

ven 19 sep '08

J. Tchundjang Pouemi : Monnaie, servitude et liberté

TchundjangPouemi__MonnaieServitudeEtLibert_.jpg

Sous-titre : La répression monétaire de l'Afrique.

Si l’on admet que le pouvoir économique confère le pouvoir politique, alors on doit admettre que le pouvoir monétaire confère le pouvoir politique. En fait, la monnaie est au cœur même des économies modernes dont elle commande les mouvements.

L’Afrique indépendante, faute de l’avoir compris, ou en feignant de ne pas le comprendre, soit en démissionnait, sans raison, devant ses responsabilités monétaires, soit en les utilisant pour nourrir une administration répressive, qu’il s’agisse de l’armée ou des « technocrates », a auto-réprimé le système économique et bloqué le progrès.

Le système monétaire international, savamment construit après la Seconde Guerre mondiale pour organiser le drainage des ressources de la périphérie au centre, s’est écroulé devant les légitimes aspirations des peuples à participer à l’amélioration du bien-être. Sa débâcle actuelle n’est que la projection, dans la réalité, de tentatives pour contrarier l’histoire.

Joseph TCHUNDJANG POUEMI soutient qu’il y a des voies d’espoir et suggère des approches. On ne pourra pas lui reprocher de manquer de rigueur, de clarté, et de simplicité.

L'auteur : Après des études de Mathématiques, de Droit et de Sciences Economiques à l’Université de Clermont-Ferrand d’où il sort lauréat en 1964, Joseph TCHUNDJANG POUEMI est admis à l’Ecole d’Application de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques à Paris. Il en sort diplômé du Cycle des Administrateurs en 1967.
Docteur ès-Sciences Economiques en 1968, il est successivement Maître-Assistant, Maître de Conférences Agrégé, puis Professeur à l’Université de Yaoundé jusqu’en 1975, date à laquelle il rejoint l’Université d’Abidjan où il dirige le Département d’Economie Publique et collabore au Bureau National d’Etudes et Techniques du Développement en tant qu’Economiste en Chef.
Il a enseigné au Centre Universitaire de Douala. Le Professeur TCHUNDJANG, né le 13 novembre 1937, est décédé le 27 décembre 1984 de mort mystérieuse. Il était membre titulaire de l’Institut International de Statistiques.

Quatrième de couverture, 2è édition, éditions Menaibuc, 2000.
 

jeu 20 dec '07

N. Agbohou : Le Franc CFA et l'Euro contre l'Afrique

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Nicolas AGBOHOU a écrit un livre de révolte, intelligent et puissant. Livre d’économiste d’abord. En homme de science, érudit et précis, l’auteur démontre le mécanisme de la répression monétaire des anciennes colonies africaines de la France. Le maintien du Franc CFA, en d’autres termes : la camisole de force des pays africains enserré s dans la zone franc, est pour lui la première cause de la persistante misère, de l’humiliation permanente, du sous-développement devenu réalité des pays d’Afrique francophone...

Nicolas AGBOHOU défend sa thèse avec un langage vif, tranché et une foule d’arguments logiques et d’énoncés pertinents. Il est le contraire de ces scientifiques désincarnés et mornes qui, usant de leur érudition, énoncent des évidences, puis éteignent la lumière et sortent du champ de bataille. AGBOHOU est Africain, passionnément. C’est un patriote continental. Un homme en révolte. Bref : un intellectuel engagé au service des luttes populaires et des lumières à venir.. La globalisation des marchés financiers, pour lui, est un fait. Rien ne sert de nier l’esclavage contemporain de l’Afrique. Les oligarchies politiques, raciales, religieuses commerciales, financières et bancaires règnent sur le monde. Elles ont fait un monde à leur image et tant pis pour les victimes. L’oligarchie dispose du destin de la multitude. La masse anonyme des victimes subit, impuissante, sa propre agonie. Rien ne justifie l’inégalité vécue des êtres, sinon la brutale imbécilité d’une stratification sociale préexistant à leur naissance, sinon les idéologies discriminatoires, sinon les privilèges défendus avec violence.

AGBOHOU appelle donc à la renaissance, à la revitalisation des mé moires, à l’insurrection des consciences. Quelles humiliations ne subissent-ils pas, les Africaines et Africains de cette fin de millénaire ! Le beau livre d’AGBOHOU en appelle au règne de la souveraineté populaire, de la loi, du rétablissement de l’homme dans son incompressible dignité de sujet unique de l’histoire. Ce livre est nécessaire. Il faut le diffuser largement et le lire avec attention. Jean ZIEGLER

Jean ZIEGLER, Député Suisse, Professeur à la faculté des Sciences économiques et sociales de l’Université de Genève-Suisse, auteur de plusieurs livres.

M. AGBOHOU Nicolas, natif du village de Todiognoa dans la région de Gagnoa (Côte d’Ivoire) est titulaire de la Maîtrise d’Economie appliquée, du D.E.S.S. de Gestion de Paris l Sorbonne et du Doctorat en Science Politique. Précédemment professeur de gestion à l’Institut National Polytechnique de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), M. AGBOHOU est actuellement professeur associé à l’Institut Cheikh Anta DIOP de l’Université du Gabon. Il enseigne les Sciences et Techniques économiques en France.

Quatrième de couverture, éditions Solidarité Mondiale AS, 1999.

Media : L'auteur présente son ouvrage dans l'émission TV « le rendez-vous du club Menaibuc » (3A Telesud).

 

jeu 27 sep '07

J. P. Mopo Kobanda : Les crimes économiques dans les Grands Lacs Africains

MopoKobanda__LesCrimesEconomiquesDansLesGrandsLacsAfricains.jpg

Sous-titre : 5 millions de morts pour enrichir : les multinationales occidentales, le Rwanda, l'Ouganda et leurs complices congolais.

La problématique de criminalisation de l’économie et le pillage des ressources naturelles en RDC que l’auteur analyse dans ce livre sous l’angle des conséquences juridiques tant au niveau national qu’international, a pour but de sensibiliser l’opinion nationale, internationale, les organismes internationaux et les institutions judiciaires sur ce que l’ONU a présenté comme la cause principale des poursuites des deux guerres qui ont causé plus de 4 millions de morts en RDC.

Ce livre est l’aboutissement de recherches effectuées et soutenues par l’auteur dans le cadre d’un Diplôme d’études approfondies de droit (Master 2) à l’Université de Paris La Sorbonne en 2003. L’auteur met en lumière les vrais enjeux des guerres en RDC, les filières d’exploitation nationales et internationales, les raisons des contradictions des procédures et décisions des institutions judiciaires internationales, la complaisance de l’ONU, l’inaction de la justice congolaise, la dangerosité des trafics de tout genre (armes, uranium, coltan, blanchiment d’argent, financement de terrorisme,...), l’implication des hautes autorités du pays et le rôle néfaste des multinationales occidentales dans la guerre et le pillage.

Tout au long des analyses profondes, documentées et très argumentées, l’auteur livre au lecteur des révélations sur la complicité des autorités congolaises dans le blocage de résolution de la question du pillage des ressources naturelles devant l’ONU, la Cour Internationale de Justice et la Cour Pénale Internationale. Parmi ces révélations, l’auteur explique comment les autorités congolaises, qui savaient que le Rwanda n’a pas reconnu la compétence d’office de la Cour Internationale de Justice en matière contentieuse, ont omis d’évoquer les dispositions internationales appropriées pour contraindre la Cour à statuer convenablement sur le dossier congolais comme ses statuts l’autorisent.

L'auteur : Né en 1974, Jean-Paul MOPO est titulaire d’une licence en Droit économique et social et d’un DEA en études internationales et africaines (option Droit) de l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne où il est actuellement Doctorant en Droit. Il est l’auteur de plusieurs travaux et articles sur les Grands Lacs et les diasporas africaines en France. Militant associatif, d’abord en Afrique dans les ONG de défense des droits humains puis en France à la Cimade il est Visiteur des zones d’attente des étrangers en instance dans les frontières françaises pour le compte de la même association et correspondant de l’agence de presse internationale Sytia International.

Quatrième de couverture, éditions Menaibuc, 2006.