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Mot clé - Afrique impériale

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mer 24 dec '08

Côme Manckasa : Le Chevalier de Soyo

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A travers le chevalier de Soyo, l’auteur raconte la guerre menée par le Portugal pour asservir l’ancien royaume Kongo.

« […] Ce soir là, Kayi-Kandu, roi du Kongo, donnait à dîner aux membres de la Mission portugaise dont l’amiral Consalvès était porteur d’un message du roi du Portugal au Mané-Kongo […]
- Un complot se prépare contre le Royaume.
- Un complot dites-vous ? Où ? Quand ? Comment ? Mais… ce pays ne sera-t-il jamais qu’une longue suite de complots !
Le chevalier de Soyo […] s’assit sur une la large natte réservée aux visiteurs. Le roi lui parla avec gravité.
- Je vois une long nuit s’abattre sur l’Afrique. Le complot dont vous avez surpris les voix des artisans met en cause tout ce que nos sociétés représentent en matière de civilisation […] »

Nzinga-Nkuvu – ayant succédé à Kayi-Kandu – accepta la religion catholique et scella ainsi la chute du royaume. La route du Kongo avait exalté les esprits en France. Par une manœuvre dilatoire, la cour du Portugal encouragea les erreurs du géographe du roi de France qui situait le Kongo le long de la côte du Pacifique sud à partir du 16ème parallèle. La France enlisée dans les travers d’une géographie éperdue, le roi du Portugal pouvait enfin se féliciter de sa nouvelle frontière située au-delà des terres du Kongo.

« Du coup, la France n’est plus à mes yeux qu’un petit hexagone » s’exclama le roi du Portugal. Et il ajouta : « Si la France est la fille aînée de l’Eglise, le Portugal est le père aîné du Kongo. Demain, je prendrai ma valise pour aller boire l’eau du Kwango ».

L’évangélisation du Kongo produisit une héroïne, Kimpa-Mvita, une ancienne cathécumène, qui s’insurgea contre l’évangile enseigné par les Prêtres portugais. Sous sa houlette, le mouvement des antonniens vit le jour, avec cette affirmation : « Dieu n’est pas autre chose que l’univers à travers son intelligence ». « Un messianisme est en train de naître au Kongo… » dit avec accablement le Père supérieur de la mission catholique de Ntotila.

Quatrième de couverture, éditions Paari, 2005.
 

mar 18 nov '08

J. P. Omotunde : Les racines Africaines de la civilisation européenne

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Vous ne risquez pas d’oublier cet ouvrage ! Il est même certain que vous irez de découverte en stupéfaction. En effet, on sait aujourd’hui de façon formelle que les plus grands intellectuels de la Grèce antique, à savoir, Thalès, Pythagore, Eudoxe, Solon, Platon, etc… furent, à l’origine, des disciples des prêtres nègres de l’Egypte ancienne, tels Eunuphis et Seknuphis d’Heliopolis (Iounou), Conuphis et Pamménès de Memphis (Men Nefer), Sonchis de Saïs, etc… On sait également que la plupart des découvertes scientifiques faites par les Grecs dès le VIè siècle avant J.C., avaient déjà été maîtrisées par les Africains anciens avant même le IIIè millénaire avant J.C. : astronomie, géométrie, maïeutique, écriture, médecine, navigation, théorèmes de mathématique, etc… C’est précisément le déchiffrement de l’écriture hiéroglyphique qui permit à Jean François Champollion de confirmer les affirmations des historiens européens anciens quant à l’origine africaine de leur savoir philosophique et scientifique. Mais qu’en est-il de la naissance de la civilisation européenne ? D’après vous, quelles sont ses racines africaines ?

Hérodote, le « père de l’Histoire », nous révèle que celle à qui nous devons le nom du continent européen est Europe, la fille du roi Agenor. Mais la généalogie d’Agenor dévoilée par Hérodote, Eschyle, Diodore de Sicile, Hésiode, Phérécyde et Bacchylide, révèle qu’Agenor et son épouse n’étaient pas européens mais africains ! Enfin, puisqu’il est aussi question de civilisations africaines, pourquoi ne pas prendre le temps de découvrir les vérités cachées sur l’état de l’Afrique « pré-coloniale » ?

L’auteur : Jean Philippe Omotunde, originaire de la Guadeloupe, chercheur en histoire et conseiller en communication, vous dévoile dans cet ouvrage, le testament authentique des historiens anciens sur la naissance de la civilisation européenne.

Quatrième de couverture, éditions Menaibuc, 2002.
 

dim 27 avr '08

E. Opou : La Reine Ngalifourou, souveraine des Téké...

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Sous-titre : Dernière souveraine d'Afrique Noire.

Ngalifourou a été une Reine à la fois souveraine respectée et mère incontestée. Elle naquit en 1864, fut intronisée Reine et succéda à son époux le Roi Iloo 1er souverain Téké qui en 1880, signait avec De Brazza le traité qui donna naissance à Brazzaville, puis à une Fédération de l’Afrique Equatoriale Française. La France lui reconnaît des mérites éminents en lui conférant des décorations militaires, civiles et coloniales : la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur, les décorations du Bénin et l’Etoile d’Anjouan. Elle fut détentrice d’une épée baptisée « l’épée De Brazza » que ce dernier lui confia en 1923. Elle décéda en juin 1956 et fut inhumée le 2 mars 1957 à Ngabé, sa terre natale. C’est aussi en ces lieux qu’elle régna plus d’un demi siècle. La reine Ngalifourou est la mère du peuple Téké dont la mémoire restera particulièrement vivace dans l’histoire du Moyen Congo.

Ce livre retrace le parcours extraordinaire d’une femme d’exception. Le but de ces écrits est de faire revivre la mémoire de l’histoire du Royaume Téké dont la plus grande partie a été écrite par une femme. Vous découvrirez également Kimpa M’vita, une autre héroïne qui a fait l’histoire du Kongo.

Source : www.eugenieopou.com, éditions L'Harmattan, 2006.
 

dim 10 fév '08

S. Serbin : Reines d'Afrique et Héroïnes de la diaspora Noire

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Aucune héroïne noire reconnue par l'histoire universelle. Sur ce constat, Sylvia Serbin s'est intéressée aux figures féminines ayant marqué l'histoire de l'Afrique et de sa diaspora, de l'Antiquité au début du XXe siècle. La reine Pokou (Côte d'Ivoire), la mulâtresse Solitude (Guadeloupe), Ranavalona III (Madagascar), Madame Tinubu (Nigeria), les Amazones du Dahomey, Harriet Tubman (États-Unis), la Vénus hottentote (Afrique du Sud) : au total vingt-deux portraits de femmes d'influence, résistantes, prophétesses, guerrières, victimes ou mères de héros, pour la plupart inconnues du grand public.

Jamais un tel ouvrage n'avait encore été écrit et c'est avec un réel talent de conteuse que l'auteur a construit, à partir de sources écrites et orales ayant nécessité plusieurs années de recherches, une fresque historique dont la lecture suscite admiration, tristesse, horreur et respect pour ces tempéraments d'exception. Un livre utile et passionnant qui nous dévoile aussi des facettes inexplorées de certaines sociétés de l'Afrique précoloniale, souvent présentées comme inertes et figées alors qu'elles ont connu une incontestable vitalité.

L'auteur : Journaliste et historienne de formation, Sylvia Serbin est spécialiste en communication d'entreprise. D'origine antillaise, elle s'est partagée entre l'Afrique, où elle est née, et Paris, où se sont déroulées ses études et une partie de sa carrière professionnelle. Auteur de séries historiques pour la radio et la presse écrite, elle a également rédigé une contribution pour l'Histoire générale de l'Afrique de l'Unesco.

Quatrième de couverture, éditions Sepia, 2004.

 

dim 03 fév '08

E. Mouayini Opou : Le Royaume Téké

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Les Téké ont, il y a fort longtemps, développé une civilisation qui est l'une des plus anciennes du bassin congolais, portée par une langue elle aussi très ancienne. De tous les royaumes qui ont marqué l'histoire de l'Afrique Noire, le royaume téké demeure certainement l'un des plus vivants dans la mémoire des peuples, par sa situation géographique au cœur de l'Afrique centrale, mais aussi par son étendue et la puissance de ses rois. Le pouvoir de Ounko (le roi) s'étendait sur un espace immense du nord au sud du Congo. Il dépassait les limites du Gabon et l'actuel Congo Démocratique, allant de l'Angola jusqu'en Centrafrique. Ce livre est un ouvrage inédit qui renferme une richesse de données infinie. Ainsi, en parcourant ces pages, vous découvrirez la vie d'une civilisation méconnue du grand public, son histoire, sa culture, ses traditions, ses croyances... ainsi que quelques conseils pratiques (massage des nouveaux-nés, conduite à tenir pendant et après la grossesse, guérison par les plantes...). Bref, un condensé d'informations dans lequel chacun pourra trouver son compte.

Source : www.eugenieopou.com, éditions L'Harmattan, 2005.
 

mer 23 jan '08

Cheikh Anta Diop : L'Afrique Noire pré-coloniale

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Six ans après la parution de Nations Nègres et Culture, le Pr. Cheikh Anta Diop publie, coup sur coup, en 1960, trois livres essentiels qui portent sur l’Unité Culturelle de l’Afrique Noire, L’Afrique Noire précoloniale et les Fondements politiques, économiques, culturels, industriels, technologiques et scientifiques d’un futur Etat fédéral d’Afrique Noire.

L’histoire africaine était née, au terme d’une recherche scientifique harassante mais riche en perspectives humaines, conduite avec désintéressement, dans la solitude, pendant dix ans, au milieu d’épreuves de toutes sortes, recherche qui fut couronnée par un doctorat d’Etat ès lettre en Sorbonne. Son originalité fut rapidement reconnue.

Depuis ce fracassant instant de rupture épistémologique d’avec les cartons ethnographiques et les œillères de l’histoire africaniste, superficielle et anecdotique, le cadre général d’idées er de connaissances défini er dressé par le Pr. Cheikh Anta Diop devenait bientôt, pour les jeunes chercheurs africains, une assurance, une incitation au travail. Toute comptabilité bien faite, Cheikh Anta Diop apparaît, dès le départ, comme le véritable inventeur, des nos jours, de l’histoire africaine.

L’Afrique Noire précoloniale se veut un livre de « sociologie historique africaine », et le prouve ; les problèmes majeurs développés dans cet ouvrage (analyse de la notion de caste, économique, Etat, idéologies, techniques et sciences de l’Afrique ancienne, etc.) ont connu, grâce au travail récent de jeunes universitaires africains, des prolongements heureux.

Cependant, il reste, pour sûr, des « territoires » non encore explorés mais qu’il faudra étudier, ardemment, à la suite du maître. La comparaison de l évolution sociopolitique de l’Europe et de l’Afrique, de l’Antiquité aux temps modernes, et, surtout, aussi, le problème, épineux, complexe, d’un haut intérêt scientifique et humain, des migrations primaires et de l’ethnogenèse des peuples actuels de l’Afrique devront faire l’objet d’études approfondies. Tout cela qui requiert une interdisciplinarité vivante par l’emploi croisé de l’archéologie, la linguistique diachronique, la tradition orale, l’anthropologie culturelle, sans négliger l’apport des sciences naturelles et physicochimiques. Et, toujours, selon la rigueur exemplaire de Pr. Cheikh Anta Diop dont l’influence intellectuelle sur les études africaines sérieuses par les Africains restent indestructible.

Le dialogue culturel scientifique, entre les Africains et les Autres, au niveau international, est à ce prix. Pr. Théophile Obenga.

Quatrième de couverture, édtitions Présence Africaine, 1987.