Côme Manckasa : Le Chevalier de Soyo
Par Abla Pokou le mer 24 dec '08, 10:42
A travers le chevalier de Soyo, l’auteur raconte la guerre menée par le Portugal pour asservir l’ancien royaume Kongo.
« […] Ce soir là, Kayi-Kandu, roi du Kongo, donnait à dîner aux membres de la Mission portugaise dont l’amiral Consalvès était porteur d’un message du roi du Portugal au Mané-Kongo […]
- Un complot se prépare contre le Royaume.
- Un complot dites-vous ? Où ? Quand ? Comment ? Mais… ce pays ne sera-t-il jamais qu’une longue suite de complots !
Le chevalier de Soyo […] s’assit sur une la large natte réservée aux visiteurs. Le roi lui parla avec gravité.
- Je vois une long nuit s’abattre sur l’Afrique. Le complot dont vous avez surpris les voix des artisans met en cause tout ce que nos sociétés représentent en matière de civilisation […] »
Nzinga-Nkuvu – ayant succédé à Kayi-Kandu – accepta la religion catholique et scella ainsi la chute du royaume. La route du Kongo avait exalté les esprits en France. Par une manœuvre dilatoire, la cour du Portugal encouragea les erreurs du géographe du roi de France qui situait le Kongo le long de la côte du Pacifique sud à partir du 16ème parallèle. La France enlisée dans les travers d’une géographie éperdue, le roi du Portugal pouvait enfin se féliciter de sa nouvelle frontière située au-delà des terres du Kongo.
« Du coup, la France n’est plus à mes yeux qu’un petit hexagone » s’exclama le roi du Portugal. Et il ajouta : « Si la France est la fille aînée de l’Eglise, le Portugal est le père aîné du Kongo. Demain, je prendrai ma valise pour aller boire l’eau du Kwango ».
L’évangélisation du Kongo produisit une héroïne, Kimpa-Mvita, une ancienne cathécumène, qui s’insurgea contre l’évangile enseigné par les Prêtres portugais. Sous sa houlette, le mouvement des antonniens vit le jour, avec cette affirmation : « Dieu n’est pas autre chose que l’univers à travers son intelligence ». « Un messianisme est en train de naître au Kongo… » dit avec accablement le Père supérieur de la mission catholique de Ntotila.
Quatrième de couverture, éditions Paari, 2005.

commentaires
Htp/ Mbote banso (a tous) !
Voila un autre livre interressant. Je ne peux pas bien lire son auteur, mais il me semble que c'est un AFRIKAIN, oui? Il ne faut pas se fier aux discours sur le passe du KONGO (ni de toute l'AFRIKA d'ailleurs) racontes par les les commercants blancs, les missionaires, explorateurs, et agents de l'autorite leucoderme. Ces gens racontent des MENSONGES, comme dire que notre mama Ancetre nganga KIMPA VITA etait chretienne alors qu'elle ne l'etait pas, et qu'elle invoquait les anges et les saints du christianisme au lieux des dieux du KONGO non mais vraiment ! Il existe aussi des mensonges sur le Mani NZINGA MVEMBA ( soit-disant Affoso 1er) et sur la maniere dont il a ouvert les portes du christianisme chez nous. Il faut d'abord ecouter la version de nos nombreux sages et chefs spirituels, les chefs de nos "COUTUMES." Eux ont une version reels de ce qui nous est arrives.
Cela dit si ce livre a ete ecrit par un auteur Afrikain, je soutiens.
Il faut connaitre l'epoque du KONGO DIA NTOTILA (l'Empire federal Kongo) et COMMENT les Portugais et d'autres Europeens ont apporte la desolation et la DIVISION de nos peuples. Il faut aussi connaitre et surtout, la GRANDE CULTURE DE CETTE EPOQUE. Voici un autre livre que je veux lire!
Je voulais ecrire:
" je ne peux pas bien lire le NOM de son auteur, mais il me semble........"
Htp Yaya BantuKelani,
L'auteur est Afrikain... il est même du Kongo il me semble... La soeur Pokou pourra confirmer. Je n'ai pas lu cet ouvrage ; je ne suis pas tellement attiré par les romans historiques pour l'instant... En tout cas, ça doit être moins difficile à lire que Civilisation ou Barbarie
hotep ! j'ai le bouquin ! on sent que l'auteur à fait des rechercches et s'est beaucoup fondé sur la tradition pour ecrire son roman. j'aime beaucoup les romans historiques et j'entends des auteurs Kamit qu'ils qu'ils fassent ravivent nos memoires en faisant revivre notre passé à travers des romans. malheureusement ils ne sont pas nombreux à le faire, occupées qu'ils sont à flatter l'orgueil de ceux qui les nourrissent. j'encourage donc ce genre de romans : les romans qui chantent la pluie et le beau temps, qui content paris et els colonies, je les ignorent, et j'ai pitié de leurs auteurs !