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Lam, Aboubacry Moussa

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Né en 1953 à Sinthiou Dangdé, Aboubacry Moussa LAM a fait ses études primaires à Sinthiou même et à l’École-Plage de Saint-Louis entre 1959 et 1966. Il entama ses études secondaires au lycée Charles de Gaulle de la même ville pour les achever à l’École Normale William Ponty de Thiès en 1973 ; après quoi il s’inscrit à l’université de Dakar où il obtient une maîtrise d’histoire en 1977. Aboubacry Moussa LAM est donc historien de formation. Il est plus précisément égyptologue. C’est à l’université de Sorbonne-Paris IV qu’il a soutenu son doctorat de 3eme cycle en égyptologie en 1981. Monsieur Lam est également titulaire d’un DESS de Développement agricole obtenu à l’université de Paris I-Panthéon-Sorbonne.

Docteur ès Lettres (université Cheikh Anta DIOP de Dakar) depuis 1989, au terme d’une thèse consacrée à l’approche égyptologique de l’origine des Fulɓe et des Haal-pulaar-en, M. LAM est actuellement Professeur titulaire de classe exceptionnelle au Département d’histoire de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université Cheikh Anta DIOP de Dakar.

En plus de ses activités strictement scientifiques, M. LAM s’intéresse également à la littérature, domaine dans lequel il a écrit 03 œuvres (voir bibliographie). De la même manière, et en bon disciple de Cheikh Anta DIOP, Aboubacry Moussa Moussa LAM porte une attention particulière aux langues nationales, notamment le pulaar, langue dans laquelle il publie régulièrement.

Source : Faculté des Lettres & Sciences Humaines, Université Cheikh Anta Diop

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ven 20 mar '09

Aboubacry Moussa Lam : L'affaire des momies royales

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Sous-titre : La vérité sur la reine Ahmès-Néfertari.

C’est Gaston Maspero qui a identifié une grande partie des momies royales égyptiennes trouvées dans la cachette de Deir el-Bahari, située dans la vallée des Rois, en Haute-Egypte. Voici l’important passage qu’il consacra à la momie de la reine Ahmès-nefertari dans son fameux livre, les momies royales de Deir el-Bahari : « ... On reconnut qu’elle était emmaillotée avec soin, mais le cadavre fut à peine exposé à l’air qu’il tomba littéralement en putréfaction et se mit à suinter un pus noirâtre d’une puanteur insupportable. On constata que c’était une femme d’âge mûr et de taille moyenne appartenant à la race blanche. Les bandelettes ne portaient aucune trace d’écriture. C’était probablement la momie de Nofritari. »

Ce texte qui date de 1889 n’aurait peut-être pas attiré notre attention si, en 1904, c’est-à-dire quinze ans après Maspero, l’anthropologiste Ernest Chantre n’avait consacré à la momie de la même reine cet autre passage dans un livre portant sur les populations égyptiennes : « La momie de cette reine qui fut la femme d’Ahmosis, le libérateur, et la mère d’Aménôthès 1er, était admirablement conservée ; la tête seule avait été dégagée de ses bandelettes. Nofertari a été embaumée avec le plus grand soin, et il ne semble pas que l’on ait employé le bitume pour cette opération. les traits de la physionomie sont peu altérés et montrent encore de la jeunesse. Elle paraît avoir environ trente cinq ans. la peau de son visage noircie par le temps, ne peut donner aucune indication sur son teint primitif qui - au dire des égyptologues - devait être brun, puisqu’on lui attribue une origine éthiopienne... »

Ces deux passages qui s’opposent comme le jour et la nuit présentent, dans sa nudité, "l’affaire" Ahmès-Nefertari et soulèvent nombre de questions : Ahmès-Nefertari était-elle noire ou blanche ? Qui de Maspero ou de Chantre a examiné la vraie momie de la reine ? A la suite de quelles tribulations une momie presque détruite en 1885 a-t-elle pu être examinée de nouveau quinze ans plus tard ? A-t-on tenté de falsifier les faits et pour quelles raisons ? ... Le présent essai, mené comme enquête par la force des choses, tente d’apporter des réponses à ces interrogations qui, d’une manière générale, concernent l’ensemble des momies royales de l’Egypte pharaonique.

L’auteur : Professeur titulaire au Département d’Histoire de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Aboubacry Moussa LAM poursuit ses recherches sur les relations entre l’Egypte ancienne et l’Afrique Noire, dans la voie ouverte depuis 1954 par Cheikh Anta Diop.

Source : www.menaibuc.com, éditions Khepera / Présence Africaine, 2000.
 

jeu 13 nov '08

Aboubacry Moussa Lam : Les chemins du Nil

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Sous-titre : Les relations entre l'Égypte ancienne et l'Afrique Noire.

Ce livre, une suite logique de De l'origine égyptienne des Peuls, focalise la problématique des relations entre l'Égypte ancienne et l'Afrique sur l'ensemble que constitue l'Afrique de l'ouest et présente dans ce domaine, des convergences capitales jusqu'ici inédites.

Se repose ainsi la question de l'unité culturelle négro-africaine : les multiples similitudes entre l'Égypte et l'Afrique Noire s'expliquent-elles uniquement par un berceau saharien commun, disloqué avant l'éclosion de la civilisation pharaonique, et des influences tardives et indirectes du pays des pharaons sur le reste du continent ? C'est ce schéma-là qui, malgré ses insuffisances manifestes, a la préférence de bon nombre de spécialistes de disciplines et d'appartenances diverses.

Pourtant les traditions orales négro-africaines ignorent le Sahara et désignent avec insistance la vallée du Nil comme région d'origine de bien des populations fixées de nos jours à l'extrémité occidentale de l'Afrique. Aujourd'hui, grâce à elles, il est établi dans ce livre que Korotoumou ba (le fleuve de Korotoumou) et la "Grande Eau" des traditions mandé, ainsi que Heli et Yooyo, le pays mythique des Peuls, renvoient incontestablement à la vallée du Nil. Mais de manière encore plus éclatante, elles permettent de cerner avec précision les origines du premier grand État de l'Afrique de l'ouest, Ghana : celles des Soninkés, corroborées par les données de l'égyptologie et de l'archéologie ouest-africaine, permettent maintenant d'affirmer avec certitude que ce ne sont pas les néolithiques de Dhar Tichitt qui en sont les fondateurs, comme certains l'ont soutenu jusqu'ici, mais les éléments de l'une des toutes premières vagues migratoires qui fuyaient l'invasion perse de la grande métropole négro-africaine.

Source : www.ankhonline.com, éditions Présence Africaine / Khepera, 1997.
 

lun 08 sep '08

Aboubacry Moussa Lam : La vallée du Nil, berceau de l'unité culturelle de l'Afrique noire

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« Les migrations [entre l’Egypte et le reste de l’Afrique] demeurent hypothétiques, tant qu’elles ne peuvent s’appuyer sur aucune étape, ni topographique, ni chronologique » écrivait un grand savant en 1972.

« Introduction à l’étude des migrations entre Afrique centrale et occidentale. Identification du berceau nilotique du peuple sénégalais » écrivait, en 1973, un autre grand savant.

Ces deux points de vue illustrent parfaitement la profondeur des divergences qui animent le débat sur les relations entre l’Egypte ancienne et l’Afrique noire.

Le présent ouvrage, à travers six contributions produites par Aboubacry Moussa LAM, entre 1998 et 2006, montre que l’auteur de Nations Nègres et Culture avait vu juste et que la vallée du Nil est bien le creuset de l’unité culturelle égypto-africaine.

L’auteur : Historien, il s’est spécialisé en égyptologie. Docteur d’Etat ès Lettres, il exerce à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, où il est Professeur titulaire. Sa thèse de doctorat de 3ème cycle en égyptologie, soutenue à la Sorbonne (Paris IV), puis sa thèse de doctorat ès Lettres, soutenue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ont porté sur la problématique des relations entre l’Egypte ancienne et l’Afrique noire, domaine auquel il consacre l’essentiel de ses recherches et de ses enseignements. Aboubacry Moussa LAM est l’auteur de plusieurs ouvrages ; il collabore également à ANKH, Revue d’Egyptologie et des Civilisations Africaines.

Quatrième de couverture, éditions Khepera / Presses Universitaires de Dakar, 2006.
 

mar 12 aoû '08

Aboubacry Moussa Lam : De l'origine Egyptienne des Peuls

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Explorateurs, coloniaux et africanistes de tous bords ont fait couler beaucoup d’encre sur le Peul. Le curieux objet fut longuement promené entre l’Annam et le Canada par les plus excentriques, la vallée du Nil et le Sahara par les plus sérieux. Juif, Bohémien, Lascar... le Peul a été tout cela au gré de la fantaisie ou de l’imagination des auteurs. Ses origines géographiques et ethniques ont ainsi passionné depuis les spécialistes les plus crédibles jusqu’aux simples amateurs d’exotisme.

Pourtant la relation de filiation, établie entre l’énigmatique Fut/Ful et Cham par différents textes judéo-chrétiens, était déjà une indication sur l’origine égyptienne des Peuls.

Utilisant essentiellement les données de l’égyptologie et de l’ethnographie, ce travail confirme, sur la base de faits concordants et précis, la véracité de la thèse de l’origine nilotique (plus précisément égyptienne) des Peuls. Il éclaire aussi d’un jour nouveau le problème de l’appartenance du pulaar et celui des relations tant controversées entre Fulbe et Haal-pulaar-en.

Cette passionnante synthèse qui tient le lecteur en haleine de la première à la dernière ligne, vient à son heure : il faut rappeler en effet que la dernière grande œuvre du genre sur la question peule, celle de Louis Tauxier, remonte à 1937.

L'auteur : De nationalité sénégalaise, Aboubacry Moussa Lam est docteur d'État ès Lettres. Il a reçu sa formation d’historien et d’égyptologue à l’Université de Dakar (aujourd’hui Université Cheikh Anta Diop) et à celle de Paris-Sorbonne (Paris IV). Disciple de Cheikh Anta Diop dont il fut l’assistant entre 1981 et 1986, il consacre l’essentiel de ses activités d’enseignement et de recherche aux relations entre l’Égypte ancienne et l’Afrique Noire. Aboubacry Moussa Lam est Professeur titulaire au Département d'Histoire de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il collabore à ANKH, revue d'Égyptologie et des Civilisations africaines.

Source : www.ankhonline.com, éditions Présence Africaine / Khepera, 1993.
 

jeu 05 juin '08

Ayi Kwei Armah & Aboubacry Moussa Lam : Les Hiéroglyphes dès le berceau

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Sous-titre : Un manuel de dessin et d'écriture à l'usage des enfants du préscolaire, des maîtres et des parents.

Quand les enfants apprennent à lire et à écrire, ils se demandent souvent qui a inventé l'écriture, cette merveilleuse clé de la connaissance. Un préjugé tenace veut que les Africains n'aient jamais rien inventé, surtout pas l'écriture ! Cela a longtemps entretenu un complexe préjudiciable à l'épanouissement intellectuel des élèves.

De nos jours, des recherches scientifiques nouvelles y apportent un correctif en établissant les lointaines origines africaines des arts et sciences modernes.

Les enfants ont besoin de cet antidote dès le début de leur éducation. Ce livre les invite à un voyage aux origines africaines de l'écriture, en Egypte ancienne. Il retrace les étapes par lesquelles les scribes ont transformé les objets en image, symboles et lettres, créant ainsi le système d'écriture le plus ancien du monde.

Quatrième de couverture, éditions Per Ankh, 1997.