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Kalamba Nsapo, S.

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Docteur en théologie, S. Kalamba Nsapo, a déjà publié aux éditions Société Ouverte deux livres : Les ecclésiologies d’épiscopats africains sub-sahariens. Essai d’analyse de contenu (2000) et Théologie africaine. Question de méthode aujourd’hui (2003). Une autre publication aux Publications Universitaires Africaines : Chrétiens africains en Europe ! Pour une ecclésiologie du respect mutuel et de la réciprocité intercontinentale (2004). Il est auteur de plusieurs articles de théologie africaine et dirige la revue Cheik Anta Diop à Bruxelles.

Source : http://kalambansapo.blogspot.com

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ven 28 nov '08

S. Kalamba Nsapo : Monothéisme

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La brochure qui vient de paraître permet de faire des mises au point nécessaires à l’émergence d’une théologie africaine qui cesse définitivement de penser par procuration.

Le monothéisme est né dans la Vallée du Nil et il fut l’œuvre d’un peuple Kame. Plus de deux mille ans avant l’ère biblique, l’Egypte a offert au monde la conception d’un principe initial antérieur à la création. Atoum « l’Etre complet ou Plénitude d’Etre et Non-Etre » n’est pas pluriel.

Monothéisme comme équivalent du mono-etrisme versus polyetrisme ou équivalent du mono-untuisme opposé au poly-bintuisme, c’est un non sens. On ne peut opposer l’Etre-Origine de tout ce qui est et de tout ce qui n’est pas encore aux êtres dont il est Créateur. Un créateur n’a pas intérêt à entrer en conflit avec ses créatures, quelles que soient les défauts de celles-ci.

La pensée africaine ne peut être pertinente en contenu de théologie et de perspectives d’avenir si elle s’approprie l’errance monothéiste de a démarche théologique occidentale.

Le monothéisme est un concept impropre. Il recouvre une problématique étrangère à l’Afrique. Akhénaton ne pouvait en réclamer la paternité pour l’opposer au polythéisme qu’à l’intérieur d’un discours qui relève du bricolage herméneutique. Mais il savait bien être fidèle à ses ancêtres qui n’ont que faire d’une position insensée.

A l’Académie de la Pensée Africaine, on privilégie le terme « mono-originisme » au détriment de tout ce qui a un statut confus. Fidèle au mono-originisme de ses ancêtres, Akhénaton n’avait intérêt ni à combattre la fiction polythéiste, ni à l’opposer à l’invention monothéiste.

L’auteur : Kalamba Nsapo est docteur en sciences théologiques. Il est l’auteur de quelques ouvrages et de plusieurs articles de théologie africaine. Il est chercheur à l’Académie de la Pensée Africaine et dirige la revue électronique Cheikh Anta Diop.

Quatrième de couverture, éditions Menaibuc, 2007.
 

mer 15 oct '08

S. Kalamba Nsapo : La négritude vue par un théologien africain - Tradition bimwenyienne

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Sous-titre : Hommage à Aimé Césaire.

Voici un livre d’hommage à Aimé Césaire qui donne l’occasion de revisiter la négritude. Dans la perspective de la tradition bimwenyienne, il apparaît que le "grand cri nègre" implique un retour qui débouchera sur un « renversement de modèles, une restructuration du cadre de référence, une renonciation à l’univers de "nos ancêtres les Gaulois" et de leurs dieux et génies tutélaires ». Bien sûr, les ténors de la négritude ne sont pas allés « jusqu’au bout de ce processus de renversement de modèles et de la restructuration du cadre de référence propre ». Mais la volonté de rédemption de leur entreprise - mise à part sa dimension aussitale et la malheureuse formulation senghorienne sur une raison hellène - garde sa valeur. L’hommage déférent rendu à Aimé Césaire nous autorise à attirer l’attention de tout le monde sur ce point. Il nous invite à revenir sur le concept du retour au pays natal de l’Afrique dans la perspective diopienne. Cheikh Anta Diop montre la nécessité pour l’Afrique d’un retour à l’Égypte ancienne dans tous les domaines : celui des sciences, de l’art, de la littérature, du droit, ... Loin d’être conçue comme un repli sur soi ou une simple délectation du passé, cette démarche lui permet de définir le cadre de réflexion approprié pour poser, en termes exacts, l’ensemble des problèmes culturels, éducatifs, politiques, économiques, scientifiques, techniques, industriels, etc., auxquels sont confrontés les Africains, aujourd’hui, et pour y apporter des solutions que l’histoire impose. La véritable renaissance de l’Afrique est à ce prix. Là se situe l’enjeu global et organique de la négritude longtemps réduite à sa dimension poétique et littéraire dans les écoles africaines et dans la diaspora.

Source : www.menaibuc.com, éditions Menaibuc, 2008.

 

mar 29 jan '08

S. Kalamba Nsapo : Prier à l'Africaine

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Sous-titre : Rencontre avec Mufuki.

On a appris aux Africains à développer une image négative d’eux-mêmes, de leurs productions spirituelles, et à soutenir que les prières africaines appartiennent au registre du folklore.

Il s’agit d’un travail de rupture avec cette image négative de l’Afrique et de construction d’un mythe fondateur. C’est sur la base d’un nouvel imaginaire qu’il importe de renouer avec une spiritualité de la négritude susceptible d’apparaître comme un catalyseur des consciences africaines et de constituer une source d’énergies créatrices afin de se propulser vers l’avant, d’autant plus que « l’arbre ne s’élève vers le ciel qu’en plongeant ses racines dans la terre nourricière » (Birago Diop).

La présente publication est également destinée à combler le vide là où les peuples africains en ont marre de penser et de prier par procuration.

Cet ouvrage se subdivise en deux chapitres de longueur inégale : Prier à l’africaine ou Propos d’une spiritualité de la négritude ; Rencontre avec Mufuki.

Source : www.menaibuc.com, éditions Menaibuc, 2007.

 

dim 23 sep '07

S. Kalamba Nsapo : Une approche Afro-Kame de la théologie

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Si une vérité théologique ne compte que dans la mesure où elle résulte de la réflexion de l’Occident chrétien, il faut alors se poser la question suivante : de quel côté se situe le Créateur de ce qui est et de ce qui n’est pas encore ? Dans « Une approche afro-kame de la théologie », cette préoccupation qui relève de l’épistémologie théologique amène à soutenir un point de vue susceptible de susciter un débat d’idées auquel se trouve invitée l’élite africaine.

Théologie en tant que traduction littérale et littéraire d’une expression antique africaine : Maalu-a-Maweja, Mambu ma/ya Mungu, Makambo ma Nzambe..., ne peut et ne saurait être réduite à : Maalu-a-Krishna, Maalu-a-Christo « Christologie » ou Maalu-a-Bena Yuda « Judaistique ». Pour nous, la théologie est synonyme de Théologie Classique Africaine, donc de Théologie Pharaonique, Méroitique, Lunda, Kongo, Zulu, Luba, Dogon, Bambara, Kuba, etc. À partir de la langue luba, on devrait parler de la théologie comme de maalu a Mvidi Mukulu (Ntr et logos, maalu a Maweja, maalu a Mufuki). C’est-à-dire « les affaires, les problèmes, les choses relatifs au Créateur et les réflexions humaines sur Celui-ci ». Ces maalu a Maweja qui sont aussi le correspondant bantu du mot « religion » se laissent mieux traduire par théologie en tant que discours de et sur Dieu.

L’approfondissement de cette théologie dans la civilisation de la Vallée du Nil au début du IIIe millénaire et à la fin du Ier millénaire avant notre ère, permet de mesurer l’importance d’une pensée universaliste résultant du long et permanent dialogue du Créateur avec les nations africaines. Là se dessine un nouvel horizon, celui de la contemplation et de la pratique de la vérité, de la fraternité universelle, de la justice et du dialogue interculturel.

L'auteur : Docteur en théologie, l’auteur, S. Kalamba Nsapo, a déjà publié aux éditions Société Ouverte deux livres : Les ecclésiologies d’épiscopats africains sub-sahariens. Essai d’analyse de contenu (2000) et Théologie africaine. Question de méthode aujourd’hui (2003). Une autre publication aux Publications Universitaires Africaines : Chrétiens africains en Europe ! Pour une ecclésiologie du respect mutuel et de la réciprocité intercontinentale (2004). Il est auteur de plusieurs articles de théologie africaine et dirige la revue Cheik Anta Diop à Bruxelles.

Quatrième de couverture, éditions Menaibuc, 2005.
 

S. Kalamba Nsapo : Fatigué d'être Africain ?

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Par ses images et ses symboles, la littérature nous permet d’évoquer et d’expliquer la situation du peuple africain qui nage entre les eaux, ballotté entre son africanité et la modernité occidentale. Errance totale aggravée par le temps post-colonial au cours duquel l’Africain se trouve martyrisé sur sa terre natale par les gouvernants locaux dont le désordre s’accorde avec l’image de La Chorale des mouches, jugé encombrant et rejeté par l’Occident dont les frontières sont verrouillées ! Ce qui lui vaut, malheureusement, d’être traité d’« émigré », d’« immigré », de « demandeur d’asile », de « réfugié », de « sans-papiers », de « clandestin ». Autant de termes utilisés dans un contexte où les pays du Nord font des migrations un problème sécuritaire.

Mais des Africains lassés de promesses non tenues de leurs chefs n’ont pas peur des fils barbelés ou des mesures draconiennes destinées à arrêter leur quête de « bonheur » en Europe. Il s’en suit un cri de colère, leur cri de colère suscité par la mort, la torture et les malheurs dont ils sont victimes sur le chemin d’un certain Eldorado. Ce drame historique se nourrit des réflexes de subordination, du complexe d’infériorité et du mépris de soi.

En Europe, il est devenu banal d’entendre dire que chaque Africain porte le poids des problèmes multiples à cause des sinuosités et des méandres de son itinéraire historique. Le « demandeur d’asile » est perçu comme l’expression typique de celui-là même qui ne réussit pas à obtenir le statut de réfugié politique et se trouve condamné à l’errance avant d’être reconduit à ses frontières à bord d’un avion Charter et de retrouver les bourreaux et ‘affameurs’ d’un régime dont il avait voulu se débarrasser.

C’est là un exemple concret du calvaire de nombreux jeunes qui quittent l’Afrique pour s’installer en Europe. Ils fuient la misère et la torture qui sont devenues monnaie courante sur leur terre natale. Ils en ont raz le bol. Ils sont fatigués de supporter l’indignité. Les personnes qui finissent par gagner l’Eldorado européen n’ont pas souvent la vie facile. Une idéologie xénophobe entretient sur les Africains des clichés ridicules qui n’ont rien de commun avec l’image de marque des sociétés dites démocratiques. Face à cette situation qui a valeur d’illustration, plus en plus de personnes ont choisi la voie de l’immobilisme et du défaitisme dont on peut se demander s’il n’est pas le reflet d’un essoufflement ou d’une réelle fatigue.

D’autres ont opté, comme nous, pour la construction d’une nouvelle vision de l’avenir. Il est temps de jeter les bases d’un nouvel imaginaire susceptible de développer des images dynamiques qui permettent la refondation de l’Afrique et des peuples nègres. C’est un travail de longue haleine qui sollicite un commencement. Et ce qui commence est souvent déviant et marginal. Ce qui se joue est sans précédent dans l’histoire des mélanodermes colonisés par l’Occident. Il faut s’engager avec espérance sur la voie du rêve d’un autre monde pour affronter les défis de l’Afrique et de toute la planète. On ne peut rien faire sans espoir, en se cantonnant dans la mélancolie, l’indifférence ou la résignation. La grandeur de la cause nègre doit nous donner le courage, la volonté et l’espérance d’un nouveau matin du monde. C’est la raison d’être de ce livre dont la présente introduction met le doigt sur les écartèlements de l’homme africain en quête d’un refuge à travers le monde, qui constituent, dans une large mesure, une base de réflexion dans cette étude.

Le premier chapitre met en évidence les raisons de la fatigue de l’Africain et mène une réflexion qui délégitime les sources inspiratrices de l’état d’épuisement qui ronge les forces vives du continent noir.

Le deuxième chapitre est un plaidoyer en faveur d’un nouvel imaginaire africain dont nous voudrions présenter le profil. Pareil projet s’impose dans un contexte où la presse reste focalisée sur une photographie : celle d’un petit Soudanais (ou un Ethiopien) qui meurt de faim, le ventre gonflé et la peau sur les os ; celle des guerres économiques qui ont pour nom « guerres ethniques ». Cette image qui donne le dégoût de l’Afrique est devenue la carte de visite d’un continent qui pourtant croît en silence, en s’adaptant tant bien que mal aux programmes d’ajustement structurel des institutions financières internationales.

« Emancipe toi, toi-même de l’esclavage mental, personne d’autre que toi, ne peut libérer ton cerveau ! » (Bob Marley)

Source : kalambansapo.blogspot.com, éditions Menaibuc, 2006.