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Diop, Cheikh Anta

Diop__CheikhAnta.jpg Cheikh Anta Diop (1923 - 1986) naît dans un petit village du Sénégal, Caytou. L'Afrique est sous la domination coloniale européenne qui a pris le relai de la traite négrière atlantique commencée au 16ème siècle. La violence dont l'Afrique est l'objet, n'est pas de nature exclusivement militaire, politique et économique. Théoriciens (Voltaire, Hume, Hegel, Gobineau, Lévy Bruhl, etc.) et institutions d'Europe (l'institut d'ethnologie de France créé en 1925 par L. Lévy Bruhl, par exemple), s'appliquent à légitimer au plan moral et philosophique l'infériorité intellectuelle décrétée du Nègre. La vision d'une Afrique anhistorique et atemporelle, dont les habitants, les Nègres, n'ont jamais été responsables, par définition, d'un seul fait de civilisation, s'impose désormais dans les écrits et s'ancre dans les consciences. L'Égypte est ainsi arbitrairement rattachée à l'Orient et au monde méditerranéen géographiquement, anthropologiquement, culturellement.

C'est donc dans un contexte singulièrement hostile et obscurantiste que Cheikh Anta Diop est conduit à remettre en cause, par une investigation scientifique méthodique, les fondements mêmes de la culture occidentale relatifs à la genèse de l'humanité et de la civilisation. La renaissance de l'Afrique, qui implique la restauration de la conscience historique, lui apparaît comme une tâche incontournable à laquelle il consacrera sa vie.

C’est ainsi qu’il s'attache, dès ses études secondaires à Dakar et St Louis du Sénégal, à se doter d'une formation pluridisciplinaire en sciences humaines et en sciences exactes, nourrie par des lectures extrêmement nombreuses et variées. S'il acquiert une remarquable maîtrise de la culture européenne, il n'en est pas moins profondément enraciné dans sa propre culture. Sa parfaite connaissance du wolof, sa langue maternelle, se révèlera être l'une des principales clés qui lui ouvrira les portes de la civilisation pharaonique. Par ailleurs, l'enseignement coranique le familiarise avec le monde arabo-musulman.

A partir des connaissances accumulées et assimilées sur les cultures africaine, arabo-musulmane et européenne, Cheikh Anta Diop élabore des contributions majeures dans différents domaines. L'ensemble se présente comme une œuvre cohérente et puissante qui fait de Cheikh Anta Diop un savant et un humaniste.

Source : www.ankhonline.com
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mar 04 nov '08

Cheikh Anta Diop : Les fondements économiques et culturels...

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Toute l’œuvre de Cheikh Anta Diop milite en faveur de l’unité de l’Afrique Noire ; de cette unité, gage d’indépendance vraie, l’auteur, partisan d’un Etat fédéral d’Afrique Noire, pose ici les fondements.

Dès qu’il est affirmé, le principe de l’unité transforme tous les problèmes auxquels l’Afrique s’affronte. A l’inverse de ce que les compromissions de l’empirisme provoquent, par le geste unitaire une voie de développement est indiquée, claire, dynamique, convaincante. Mais la volonté d’unité appartient au politique ; dans ce livre, Cheikh Anta Diop, fort de son grand savoir des réalités africaines, démontre seulement le bien-fondé et la fécondité de son option. Qu’il nous suffise d’énumérer dans l’ordre des différents niveaux éclairés par le principe et soumis à l’inventaire et à l’analyse objective.

Pour les hommes, il n’y a pas d’une unité sans mémoire : il s’agit de restaurer la conscience historique africaine. Il n’y a pas d’identité nationale et fédérale sans un langage commun : l’unification linguistique est possible. Pire que la balkanisation, la sud-américanisation guette l’Afrique désunie : unité politique et fédéralisme.

Cheikh Anta Diop aborde le problème démographique et celui de l’émancipation de la femme africaine.

Un des plus stimulants chapitre, en rapport direct avec la crise actuelle de l’énergie et avec la sècheresse qui sévit en ce moment en Afrique tropicale, concerne les sources d’énergie que le continent noir pourrait exploiter abondamment : hydraulique ou hydroélectrique, solaire, atomique, géothermique, etc.

L’industrialisation, la conquête et l’organisation du marché intérieur, les moyens de transport s’insèrent dans la même perspective, ainsi que la formation des hommes nécessaires à cette vaste entreprise : formation des cadres techniques, fond d’investissements, recherche scientifique et réformes universitaires.

Ce texte-programme donne à penser sur les immenses ressources de l’Afrique et sur sa puissance potentielle ; écrit il y a une trentaine d’années, il reste toujours aussi actuel par les solutions qu’il propose ; et aussi admirable par la foi dont il témoigne.

Quatrième de couverture, éditions Présence Africaine, 1974.
 

mer 20 aoû '08

Cheikh Anta Diop : Alerte sous les tropiques

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Sous-titre : Articles 1946-1960. Culture et développement en Afrique noire.

Parallèlement à ses livres, Cheikh Anta Diop a publié de nombreux articles. Les textes qu’il a écrits entre 1946 et 1960, dans diverses revues, ont été réunis dans ce volume. Le lecteur y trouvera en particulier :
- Sa première publication de linguistique, ayant pour sujet l’origine de la langue « Valaf » et celle de ses locuteurs.
- « Quand pourra-t-on parler d’une renaissance africaine ? » : en partie consacré à la question de l’utilisation et du développement des langues nationales et dans lequel Cheikh Anta Diop propose de bâtir les humanités africaines à partir du socle égyptien ancien.
- « Vers une idéologie politique africaine » où il pose, pour la première fois en Afrique francophone, simultanément le principe de l’indépendance nationale et celui d’une fédération d’états démocratiques africains à l’échelle continentale.
- « Alerte sous les tropiques » qui traite des problèmes du développement technique et industriel du continent africain et dont le titre a été choisi pour l’intitulé de ce recueil.

Histoire, langues nationales, devenir politique, culturel, scientifique, technique et industriel du continent africain, tels sont les thèmes fondamentaux que Cheikh Anta Diop aborde tour à tour. Ceux-ci constituent la trame du combat permanent qu’il a mené pour la Culture et le développement en Afrique Noire.

Cheick Anta Diop est né en 1923 au Sénégal. Docteur ès Lettres (Sorbonne), le premier égyptologue d’Afrique Noire s’est aussi spécialisé en physique nucléaire (domaine des basses énergies). Au cours des années 1960, il créé, à l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN) de l’université de Dakar, le laboratoire de datation par le radiocarbone qu’il dirige jusqu’à sa disparition, le 7 février 1986. Il était également professeur d’histoire ancienne à la faculté des Lettres et Sciences humaines de Dakar. Cheikh Anta Diop a contribué de façon marquante à la rédaction, sous l’égide de l’UNESCO, de l’Histoire générale de l’Afrique. L’ampleur de son œuvre lui a valu plusieurs distinctions en Afrique, en Europe et aux USA.

Quatrième de couverture, éditions Présence Africaine, 1990.
 

dim 24 fév '08

Cheikh Anta Diop : Articles

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Djibril Samb, ancien directeur de l’IFAN, a permis aux Éditions Silex / Nouvelles du Sud de réunir dans ce volume des textes fondamentaux qui donnent un aperçu des étapes du parcours dans la formation de la pensée scientifique de Cheikh Anta Diop.

Écrits et publiés entre 1962 et 1977, ces articles mettent en évidence les différentes perspectives et méthodes avec lesquelles Cheikh Anta DIOP aborde le champ et les problèmes qu’il analyse.

Le lecteur découvre ainsi les sources historiques de la pensée de C.A. Diop dans ses multiples dimensions : antériorité du fait Nègre et de l’étendue du substratum Nègre de l’Humanité, les arguments sur l’origine nègre du peuple et de la civilisation de l’Egypte Antique, l’apport de l’Egypte Antique à la civilisation et répond en même temps aux nombreuses critiques formulées par ses adversaires, à propos par exemple de l’apparition de l’Homo Sapiens en Afrique.

Ses arguments présentent l’avantage de se positionner toujours par rapport à des positions déjà confirmées dans la tradition de la discipline scientifique et de la démarche historique. Grâce à une discipline de travail, telles les datations par la méthode du radiocarbone (Centre de datation de l’IFAN) des échantillons archéologiques, géologiques, prélevés tant au Sénégal, en Mauritanie, en Haute-Volta, au Tchad, au Niger qu’en Algérie ou un peu partout sur le continent africain, la démarche confirme un travail scientifique visant à lever toutes les ambiguïtés et imprécisions sur ce que C.A. Diop affirme concernant aussi bien la pigmentation des anciens Égyptiens (test de la mélanine) que la métallurgie du fer sous l’Ancien Empire égyptien.

Mais comment effectuer une véritable prise de conscience de ce long parcours et de cet héritage historique ? La recherche est, dit C.A. Diop la source de renouvellement du monde, le moteur du progrès. Elle accroît l’emprise de l’homme sur la nature et fait de lui un agent actif de transformation du monde. La recherche doit donc prendre racine en Afrique afin de briser les cercles d’enfermement dans l’ignorance, dans la lâcheté et l’inertie. Comment donc enraciner la science en Afrique ? La sollicitation des langues africaines s’impose ici comme une nécessité pressante. La science et la recherche scientifique aussi longtemps qu’elles ne trouveront pas des possibilités d’expression en des langues africaines, l’Afrique restera toujours comme en dehors du système des sciences.

Pour faire bonne mesure, Cheikh Anta Diop procède à un ensemble de traductions en walaf (wolof) de textes savants tels par exemple la théorie des ensembles, la physique mathématique et théorique, la relativité restreinte et générale, la chimie quantique, etc. Une telle transposition supposait une parfaite maîtrise de la langue wolof. Ce qui était bien le cas du savant Diop.

Tous ces textes ainsi que leur traduction forment, comme le dit Cheikh Anta Diop lui-même, un tout qui se suit et se complète. Le lecteur (africain) attentif et sollicité, aura tout le loisir de mesurer, en la matière, ses propres possibilités comme ses propres limites. Ce qui enracinera la science et la recherche en Afrique exige aussi le plus grand dévouement, le plus grand combat.

L'auteur : Jean Fonkoué, auteur de « Cheikh Anta Diop au carrefour des historiographies », éditions L'Harmattan, 2004.

 

Source : www.menaibuc.com, éditions Silex / Nouvelles du Sud, 2006.

 

lun 18 fév '08

Cheikh Anta Diop : Civilisation ou barbarie

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Toutes les recherches scientifiques que Cheikh Anta Diop a menées depuis quelques décennies sur les fondements historiques de la civilisation africaine culminent en cet ouvrage capital, affirmation de l’identité nègre, dont le titre marque avec force l’enjeu : CIVILISATION OU BARBARIE.

« Pour nous, écrit Cheikh Anta Diop, le retour à l’Egypte dans tous les domaines est la condition nécessaire pour réconcilier les civilisations africaines avec l’histoire, pour pouvoir bâtir un corps de sciences humaines modernes, pour rénover la culture africaine. Loin d’être une délectation sur le passé, un regard vers l’Egypte antique est la meilleure façon de concevoir et de bâtir notre futur culturel. L’Egypte jouera, dans la culture africaine repensée et rénovée, le même rôle que les antiquités gréco-latines dans la culture occidentale. »

Cette œuvre exemplaire s’articule autour de grands thèmes qui s’inscrivent dans le débat culturel contemporain : la démonstration de l’origine africaine de l’humanité, à la fois au stade de l’Homo erectus et à celui de l’Homo sapiens, fondée sur les données de la chronologie absolue, de l’anthropologie physique et de l’archéologie préhistorique ; la description des lois qui gouvernent l’évolution des sociétés dans leurs différentes phases (clans, tribus, nations) ; l’identification des différentes types d’Etats et celle du moteur de l’histoire dans les Etats à "mode de production asiatique" ; l’étude des différentes révolutions de l’histoire, surtout de celles qui ont apparemment échoué et que la théorie classique n’a jamais prises en compte ; une définition de l’identité culturelle et une approche des relations interculturelles ; l’évaluation de l’apport scientifique du monde noir égyptien à la Grèce en particulier ; les prémisses d’une nouvelle philosophie largement fondée sur les sciences et l’expérience scientifique et qui pourrait, peut-être, un jour, réconcilier l’homme avec lui-même.

Quatrième de couverture, éditions Présence Africaine, 1981.
 

mer 23 jan '08

Cheikh Anta Diop : L'Afrique Noire pré-coloniale

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Six ans après la parution de Nations Nègres et Culture, le Pr. Cheikh Anta Diop publie, coup sur coup, en 1960, trois livres essentiels qui portent sur l’Unité Culturelle de l’Afrique Noire, L’Afrique Noire précoloniale et les Fondements politiques, économiques, culturels, industriels, technologiques et scientifiques d’un futur Etat fédéral d’Afrique Noire.

L’histoire africaine était née, au terme d’une recherche scientifique harassante mais riche en perspectives humaines, conduite avec désintéressement, dans la solitude, pendant dix ans, au milieu d’épreuves de toutes sortes, recherche qui fut couronnée par un doctorat d’Etat ès lettre en Sorbonne. Son originalité fut rapidement reconnue.

Depuis ce fracassant instant de rupture épistémologique d’avec les cartons ethnographiques et les œillères de l’histoire africaniste, superficielle et anecdotique, le cadre général d’idées er de connaissances défini er dressé par le Pr. Cheikh Anta Diop devenait bientôt, pour les jeunes chercheurs africains, une assurance, une incitation au travail. Toute comptabilité bien faite, Cheikh Anta Diop apparaît, dès le départ, comme le véritable inventeur, des nos jours, de l’histoire africaine.

L’Afrique Noire précoloniale se veut un livre de « sociologie historique africaine », et le prouve ; les problèmes majeurs développés dans cet ouvrage (analyse de la notion de caste, économique, Etat, idéologies, techniques et sciences de l’Afrique ancienne, etc.) ont connu, grâce au travail récent de jeunes universitaires africains, des prolongements heureux.

Cependant, il reste, pour sûr, des « territoires » non encore explorés mais qu’il faudra étudier, ardemment, à la suite du maître. La comparaison de l évolution sociopolitique de l’Europe et de l’Afrique, de l’Antiquité aux temps modernes, et, surtout, aussi, le problème, épineux, complexe, d’un haut intérêt scientifique et humain, des migrations primaires et de l’ethnogenèse des peuples actuels de l’Afrique devront faire l’objet d’études approfondies. Tout cela qui requiert une interdisciplinarité vivante par l’emploi croisé de l’archéologie, la linguistique diachronique, la tradition orale, l’anthropologie culturelle, sans négliger l’apport des sciences naturelles et physicochimiques. Et, toujours, selon la rigueur exemplaire de Pr. Cheikh Anta Diop dont l’influence intellectuelle sur les études africaines sérieuses par les Africains restent indestructible.

Le dialogue culturel scientifique, entre les Africains et les Autres, au niveau international, est à ce prix. Pr. Théophile Obenga.

Quatrième de couverture, édtitions Présence Africaine, 1987.
 

mar 18 dec '07

Cheikh Anta Diop : L'unité culturelle de l'Afrique Noire

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J'ai voulu dégager la profonde unité culuturelle restée vivace sous des apparences trompeuses d'hétérogénéité.

Seule une véritable connaissance du passé peut entretenir la conscience le sentiment d'une continuité historique, indispensable à la consolidation d'un Etat multinational. [...] Il n'est pas indifférent pour un peuple de se livrer à une telle investigation, à une pareille reconnaissance de soi ; car, ce faisant, le peuple en question s'aperçoit de ce qui est solide et valable dans ses propres structures culturelles et sociales, dans sa pensée en général ; il s'aperçoit aussi de ce qu'il y a de faible dans celles-ci et qui par conséquent n'a pas résisté au temps. Il découvre l'ampleur réelle de ses emprunts, il peut maintenant se définir de façon positive à partir de critères indigènes non imaginés, mais réels. Il a une nouvelle conscience de ses valeurs et peut définir maintenant sa mission culturelle, non passionnément, mais d'une façon objective ; car il voit mieux les valeurs culturelles qu'il est le plus apte, compte tenu de son état d'évolution, à développer et à apporter aux autres peuples

Quatrième de couverture, éditions Présence Africaine, 1982.


 

mar 27 nov '07

Cheikh Anta Diop : Nations Nègres et Culture

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Sous-titre : De l'Antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l'Afrique noire d'aujourd'hui.

Avec quarante ans de recul on s’aperçoit que les grands thèmes développés dans NATIONS NEGRES ET CULTURE, non seulement n’ont pas vieilli, mais sont maintenant accueillis et discutés comme des véritables scientifiques, alors qu’à l’époque ces idées paraissent si révolutionnaires que très peu d’intellectuels africains n’osaient y adhérer.

L’indépendance de l’Afrique, la création d’un Etat Fédéral continental, l’origine africaine et négroïde de l’humanité et de la civilisation, l’origine nègre de la civilisation égypto-nubienne, l’identification des grands courants migratoires et la formation des ethnies africaines/etc., tels sont quelques thèmes principaux explorés par Cheikh Anta Diop, l’historien africain le plus considérable de ce temps.

Quatrième de couverture, éditions Présence Africaine, 1984.
 

sam 27 oct '07

Cheikh Anta Diop : Sciences et Philosophie

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Sous-titre : Textes 1960 - 1986.

Ce recueil réunit des textes de Cheikh Anta DIOP portant sur son activité scientifique et sa réflexion philosophique sur la période 1960-1986. Ce sont des articles publiés dans les Notes Africaines et dans le Bulletin de l'IFAN (Institut de l'Université de Dakar) ainsi que des communications faites à différents colloques ou congrès. Le recueil est structuré en quatre parties selon une organisation thématique.

La première concerne l'origine de l'homme et l'émergence de la civilisation dans la vallée du Nil. Deux lignes de force s'en dégagent, d'une part l'unité biologique de l'espèce humaine, et, de l'autre, l'apport précoce de l'Afrique à la civilisation universelle, notamment dans le domaine des sciences.

La seconde partie rassemble des écrits relatifs au laboratoire du radiocarbone de Dakar et à ses applications pluridisciplinaires : préhistoire, histoire, archéologie, géophysique, climatologie...

La troisième partie pose en termes vigoureux et visionnaires la problématique du développement de la recherche fondamentale et appliquée en Afrique, puis celle du développement énergétique du continent africain. La situation générale actuelle de l'Afrique, les débats en cours sur l'énergie et les changements climatiques font ressortir l'actualité brûlante des analyses et propositions de Cheikh Anta DIOP dans ces domaines. La question cruciale de l'utilisation des langues africaines dans le domaine scientifique est aussi abordée.

La dernière partie est consacrée à l'évolution de la pensée philosophique de l'antiquité négro-égyptienne à nos jours. Dans le cadre d'une réflexion philosophique prenant en compte les découvertes scientifiques les plus récentes comme celles qui sont relatives à la connaissance de la structure microscopique de la matière, comment envisager le devenir de l'humanité ?

Quatrième de couverture, IFAN Ch. A. Diop, 2007.


 

sam 13 oct '07

Cheikh Anta Diop : Antériorité des civilisations nègres

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Sous-titre : Mythe ou vérité historique.

En 1954, Cheikh Anta Diop, au terme d’un long et fructueux travail de recherche, opère, avec Nations Nègres et Cultures, un tournant décisif dans l’historiographie africaine et mondiale : l’Egypte pharaonique, contrée africaine de la Vallée du Nil, appartient, en totalité, des balbutiements prédynastiques jusqu’à la fin des dynasties indigènes, à l’ensemble de l’univers négro-africain.

En 1967, c'est-à-dire treize ans après, le savant africain reprend ses idées essentielles sur les origines de l’humanité actuelle et sur la parenté entre l’Egypte ancienne et l’Afrique noire profonde : l’Antériorité des civilisations nègres était ainsi établie.

En 1981, son œuvre culmine avec Civilisation ou Barbarie, synthèse et prolongement de sa réflexion historique face au devenir de l'humanité.

La réédition, en 1992, d'Antériorité..., remet en circulation un ouvrage majeur de la problématique historique africaine. Ouvrage longtemps épuisé, mais constamment demandé, recherché.

La leçon est celle-ci. L’égyptologie, pour prendre toute signification en tant que science historique vivante, doit nécessairement renouer avec les civilisations négro-africaines, par delà le formalisme froid de l’exégèse des textes. Cette leçon inaugurale de Cheikh Anta Diop est devenue d’ores et déjà le bréviaire de l’égyptologie africaine et afro-américaine. Que l’égyptologie occidentale entendre enfin, à son tour, la leçon de Cheikh Anta Diop pour le renouvellement des études égypto-nubiennes. Pr. Théophile Obenga.

Quatrième de couverture, éditions Présence Africaine, 1993.
 

dim 23 sep '07

Cheikh Anta Diop : L'Antiquité Africaine par l'image

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Thèmes abordés : 1) Evolution du monde noir de la préhistoire à la fin de l’Antiquité. 2) Préhistoire et Protohistoire. 3) Les « Fari » : types physiques. 4) Les dignitaires et le peuple : types physiques. 5) Statuts politique et social des leucodermes en Egypte pharaonique. 6) Parenté culturelle : coiffures égyptiennes antiques et africaines actuelles. 7) Religion : origine noire des religions monothéistes. 8) Art et architecture. 9) Langues, littérature, sciences.

Extrait du premier chapitre : « Les recherches poursuivies en paléontologie humaine par feu le docteur Leakley, en particulier, ont permis de placer le berceau de l’humanité en Afrique orientale, dans la région des Grands Lacs, autour de la vallée de l’Omo. Deux conséquences, sur lesquelles on n’a pas mis l’accent jusqu’ici, découlent de cette découverte : 1) Une humanité née sous la latitude des Grands Lacs, presque sous l’Equateur, est nécessairement pigmentée et négroïde, d’après la loi de Glober qui veut que les animaux à sang chaud soient pigmentés en climat chaud et humide. 2) Toutes les autres races sont issues de la race noire par filiation plous ou moins directe et les autres continents ont été peuplés à partir de l’Afrique, tant au stade de "l’Homo faber" qu’à celui de "l’Homo sapiens", qui apparut il y a environ 150 000 ans : les théories antérieures qui faisaient venir les nègres d’ailleurs sont périmées. »

Deuxième édition, éditions Présence Africaine, 1998.