Kamitic Culture

sam 27 mar '10

R. L. P. Etilé : Afrique Antique, Mythes et Réalités

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Après un large chapitre en avant-propos qui explique les motivations de l’auteur et ce qu’il appelle « la barbarie blanche », ce livre aborde cinq mythes, cinq réalités et cinq documents liés à l’Afrique Antique.

Ce livre est divisé en trois parties.

La première partie est consacrée aux mythes : le Monothéisme hébreu, esclavage des Hébreux en Egypte, la malédiction de Kam, l’Egypte blanche et les Hamites, Les Egyptiens anciens seraient différents des Soudanais anciens !

La deuxième partie est consacrée aux réalités : les Suivants d’Horus, les étrangers en Egypte, le Livre des Portes, Noir et Noircir, la pensée symbolique est née en Afrique.

La troisième partie est consacrée à des documents divers : la Royauté et le Divin, la Déesse Maât, Obélisque de la Concorde, la Légende d’Osiris, l’Ecole d’égyptologie Africaine.

Ce livre apporte des éléments scientifiques concernant l’origine nègre des Egyptiens Anciens et l’antériorité des civilisations nègres sur le reste du monde ; mais aussi des informations sur l’esprit de l’Egypte antique, c'est-à-dire une forte incitation à la sagesse et à la vertu.

L’auteur : Kamit né en Martinique, Egyptologue et Ingénieur. Il enseigne la langue hiéroglyphique à l’Institut Africamaât (Paris) ; héritier de la pensée du professeur Cheikh Anta Diop et du professeur Théophile Obenga.

Quatrième de couverture, éditions Menaibuc, 2005.
 

dim 07 mar '10

Mubabinge Bilolo : Les cosmo-theologies philosophiques d'Heliopolis et d'Hermopolis

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Sous-titre : Essai de thématisation et de systématisation.

Ce deuxième volume, constituant pratiquement le tout premier chapitre de l’histoire universelle de la philosophie écrite en général et des cosmo-théologies philosophiques de Kemet antique en particulier, part d’une question : « Quelles sont les "Ecoles" dont l’étude constituerait la clef de compréhension de toutes les autres traditions » ?

A cette question, les spécialistes de la culture kemetique répondent presque unanimement : l’Ecole héliopolitaine et, dans une large mesure, l’Ecole hermopolitaine.

Mais comme nous le verrons, les monographies scientifiques sur ces deux « Ecoles » sont rares. Dans ce ses, cette étude tente de contrôler la pertinence de ce point de départ dont l’importance est plus pressentie que fonder en raison.

L’auteur : Mubabinge Bilolo, né en 1953, a fait ses études supérieures au Zaïre et en Allemagne. Esprit très brillant et très modeste, chercheur infatigable, Bilolo a eu, au cours de ses vingt ans d’études supérieures, une formation hautement inerdisciplinaire. Il se définit lui-même comme occidentologue et africanologue, spécialiste des questions philosophiques, théologiques culturelles et politiques de l’Occident et de l’Afrique. Dans le cadre de l’africanologie, il se spécialise dans l’égyptologie et la bantulogie et, dans le cadre de l’européanologie, il se spécialise dans la grécologie, la francologie, la germanologie et dans les questions de l’Union Européenne. Depuis 1990, il est Professeur-Chargé de Recherche à l’Institut Africain d’Etudes Prospectives, Responsable du Centre d’Etudes Egyptologiques. En sa qualité de Coordinateur des Travaux de l’Académie de la Pensée Africaine et de Membre co-fondateur de la Société Civile du Zaïre (1991), il lutte depuis belle lurette pour l’instauration de la maâticratie (de la vérité-justice-bonté-solidarité-et-ordre) en Afrique.

Source : www.menaibuc.com, éditions Menaibuc, 2004.
 

dim 28 fév '10

T. Obenga : La géométrie Egyptienne

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Sous-titre : Contribution de l'Afrique antique à la Mathématique mondiale.

Ce Cahier n°1 de l’Institut africain d’égyptologie Cheik Anta Diop traite du savoir géométrique très ancien qui a existé et fleuri en Egypte au temps des Pharaons. Les liens ne sont pas exclus avec d’autres objets et savoirs géométriques africains en dehors de la vallée du Nil. La géométrie égyptienne est alors placée dans son véritable contexte natif, historique et culturel.

L’ouvrage, concis et didactique, dégage ainsi toute une tradition du sens géométrique africain jusqu’aux idéalités sédimentées des calebasses pyrogravées modernes.

Il était difficile d’éviter l’historiographie de cette belle et rigoureuse invention de l’esprit humain qu’est la géométrie, d’autant que les Grecs ont d’eux-mêmes montré, unanimement, que leur propre géométrie s’est développée à partir de celle reçue d’Egypte.

Par son objet et sa démarche, cet ouvrage est à considérer comme une contribution majeure pour la connaissance de l’histoire scientifique et culturelle de l’Afrique qui reste encore à écrire et évaluer.

L’auteur : Théophile Obenga est le directeur de ANKH, revue d’Egyptologie et des civilisations africaines. Parmi ses ouvrages, il faut signaler : l’Afrique dans l’Antiquité (1973), La Philosophie africaine de la période pharaonique (1990) et Origine commune de l’égyptien ancien, du copte et des langues négro-africaines modernes (1993).

Quatrième de couverture, éditions Khepera / L'Harmattan, 1995.
 

dim 25 oct '09

J. P. Omotunde : L'Afrique, berceau des concepts de monnaie et d'étalon monétaire

Omotunde__AfriqueBerceauDesConceptsDeMonnaieEtDEtalonMonetaire.jpg Pour les historiens occidentaux, si le troc était le seul mode de transaction commercial des civilisations de l’antiquité, les concepts de « monnaie » et « d’étalon monétaire » sont des inventions tardives faites par les Grecs d’Asie Mineur vers le VIIème siècle avant l’ère chrétienne. Sous l’impulsion d’Aristote, qui en a défini les grands principes de fonctionnalité, ce nouveau système financier basé sur des pièces de métal frappées, est vite devenu l’apanage des cités commerciales de la Grèce antique.

Cependant, à la lueur des nouvelles fouilles archéologiques faites en Afrique, le chercheur Jean Philippe Omotunde vous invite dans cet ouvrage, à remettre en question l’historiographie actuelle sur l’apparition de la monnaie et surtout à invalider le caractère quasi-exclusif de cette découverte. Car s’il est un domaine dans lequel l’Afrique noire s’est particulièrement illustrée, c’est bien dans celui de la création d’unités de compte et de l’argent (métal frappé). Dès l’Ancien Empire (vers - 3000 ans), les Africains anciens ont élaboré le premier étalon monétaire de l’histoire humaine, à savoir le « Shâty ». Et si tout le monde reconnait enfin aujourd’hui que les pharaons ont fait appel à des ouvriers qualifiés pour bâtir les pyramides, il convient alors d’admettre que les notions de versement de « salaires », de « paie », « d’étalon monétaire », de « vente » et « d’achat » de biens et de services, furent en premier, conceptualisées et définies en Afrique noire.

Source : www.menaibuc.com, éditions Menaibuc, 2009.

 

dim 17 mai '09

R. A. Plumelle Uribe : Traite des Blancs, traite des Noirs...

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Sous-titre : Aspects méconnus et conséquences actuelles.

Depuis quelques années, une production foisonnante de travaux, universitaires ou non, répète avec insistance que la traite négrière transatlantique eut lieu parce que les Africains pratiquant l’esclavage de longue date, avaient la fâcheuse habitude de se vendre les uns les autres. Pour prouver la validité de ce postulat, on nous rappelle qu’à partir du VIIe siècle une certaine Afrique était devenue pourvoyeuse d’esclaves exportés vers les pays musulmans. Ce postulat a la vie longue parce qu’il sert à renforcer le sentiment d’une supériorité morale des Européens dont le corollaire est l’infériorité morale des Africains.

Mais une approche plus respectueuse de la vérité nous apprend que les Européens, loin d’avoir mis fin au commerce des esclaves après l’antiquité, ont continué à se vendre les uns les autres.

A partir du VIIIe siècle, et jusqu’à la fin du Moyen Age, une certaine Europe était elle aussi, pourvoyeuse d’esclaves exportés vers les pays musulmans : des Européens étaient vendus par d’autres Européens aux marchands trafiquants d’esclaves. En Europe et en Afrique, à la même époque, fonctionnaient quelques centres de castration contrôlés par des commerçants spécialisés dans la « fabrication d’eunuques », une marchandise très prisée alors dans le monde arabo-musulman.

Ces faits et leurs conséquences sont généralement ignorés (sauf de quelques rares spécialistes), car aucune mention n’en est faite dans les manuels d’enseignement. Or, d’une histoire tronquée on ne peut tirer que des idées faussées.

Cet ouvrage comble une importante lacune. Rosa Amelia Plumelle-Uribe est l’auteure de l’ouvrage La férocité blanche : des non-Blancs aux non-Aryens publié en 2001 chez Albin Michel. Elle a aussi participé à plusieurs colloques internationaux portant sur l’esclavage, les traites des esclaves et la domination coloniale.

Quatrième de couverture, éditions L'Harmattan, 2009.

 

ven 20 mar '09

Aboubacry Moussa Lam : L'affaire des momies royales

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Sous-titre : La vérité sur la reine Ahmès-Néfertari.

C’est Gaston Maspero qui a identifié une grande partie des momies royales égyptiennes trouvées dans la cachette de Deir el-Bahari, située dans la vallée des Rois, en Haute-Egypte. Voici l’important passage qu’il consacra à la momie de la reine Ahmès-nefertari dans son fameux livre, les momies royales de Deir el-Bahari : « ... On reconnut qu’elle était emmaillotée avec soin, mais le cadavre fut à peine exposé à l’air qu’il tomba littéralement en putréfaction et se mit à suinter un pus noirâtre d’une puanteur insupportable. On constata que c’était une femme d’âge mûr et de taille moyenne appartenant à la race blanche. Les bandelettes ne portaient aucune trace d’écriture. C’était probablement la momie de Nofritari. »

Ce texte qui date de 1889 n’aurait peut-être pas attiré notre attention si, en 1904, c’est-à-dire quinze ans après Maspero, l’anthropologiste Ernest Chantre n’avait consacré à la momie de la même reine cet autre passage dans un livre portant sur les populations égyptiennes : « La momie de cette reine qui fut la femme d’Ahmosis, le libérateur, et la mère d’Aménôthès 1er, était admirablement conservée ; la tête seule avait été dégagée de ses bandelettes. Nofertari a été embaumée avec le plus grand soin, et il ne semble pas que l’on ait employé le bitume pour cette opération. les traits de la physionomie sont peu altérés et montrent encore de la jeunesse. Elle paraît avoir environ trente cinq ans. la peau de son visage noircie par le temps, ne peut donner aucune indication sur son teint primitif qui - au dire des égyptologues - devait être brun, puisqu’on lui attribue une origine éthiopienne... »

Ces deux passages qui s’opposent comme le jour et la nuit présentent, dans sa nudité, "l’affaire" Ahmès-Nefertari et soulèvent nombre de questions : Ahmès-Nefertari était-elle noire ou blanche ? Qui de Maspero ou de Chantre a examiné la vraie momie de la reine ? A la suite de quelles tribulations une momie presque détruite en 1885 a-t-elle pu être examinée de nouveau quinze ans plus tard ? A-t-on tenté de falsifier les faits et pour quelles raisons ? ... Le présent essai, mené comme enquête par la force des choses, tente d’apporter des réponses à ces interrogations qui, d’une manière générale, concernent l’ensemble des momies royales de l’Egypte pharaonique.

L’auteur : Professeur titulaire au Département d’Histoire de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Aboubacry Moussa LAM poursuit ses recherches sur les relations entre l’Egypte ancienne et l’Afrique Noire, dans la voie ouverte depuis 1954 par Cheikh Anta Diop.

Source : www.menaibuc.com, éditions Khepera / Présence Africaine, 2000.
 

mer 14 jan '09

Aminata Traore : Le viol de l'imaginaire

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Il n'est rien de plus encombrant ni aliénant qu'une image de soi et de sa place dans le monde qui se nourrit des désirs et du discours des autres. Depuis plus de quarante ans, l'Afrique cherche sa voie, mais en vain. Elle est dans l'impasse. Les violences de l'Histoire ayant fait des vainqueurs et des vaincus, des gagnants et des perdants, les rapports entre nations riches et nations pauvres demeurent des rapports de domination qui se perpétuent à travers des mots clés, qui ne sont que mots d'ordre. Pillée et marginalisée, l'Afrique est invitée par les maîtres du monde à se penser pauvre, à se comporter en région pauvre. Les Etats du continent, surendettés et interpellés par une demande sociale forte, se voient contraints d'adopter et d'appliquer des remèdes dont le coût social et humain est exorbitant. Or l'Afrique est la seule à détenir les remèdes à ses maux. Plus que de capitaux, de technologies et d'investisseurs étrangers, elle a besoin de retrouver cette part d'elle-même qui lui a été dérobée : son humanité. Car, contrairement à l'Homo oeconomicus, en se mondialisant, l'humain qui est en chacun de nous et que les Africains revendiquent s'enrichit mais enrichit surtout les autres et met la planète à l'abri de bien des saccages.

La grande voix africaine, ancienne ministre malienne de la Culture, signe ici un livre bouleversant sur la douleur d'une Afrique mutilée par la mondialisation libérale.

Quatrième de couverture, éditions Hachette, 2004.

 

jeu 01 jan '09

Fari Taharka : Le viatique de la sortie

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Sous-titre : Volume 1.

Premier ouvrage d'une série en dix (10) volumes, cette oeuvre se veut être le fondement du courant de la pensée kémite réincarnée, dont Kémi Séba est sans conteste le parangon.

L'auteur : Théosophe hors pair, Fari Taharka fut notamment le directeur de la Per Ankh Kémite Atonienne (Institut Supértieure de Recherches et d'Enseignements Atoniens). Très engagé politiquement, il prit activement part à de nombreuses et non moins remarquables organisations de lutte pour les intérêts des opprimés, en général, et des Kémites, en particulier. Infatiguable animateur du renouveau culturel kémite, il met enfin à profit sa notable expérience au service du plus grand nombre avec la publication de cette collection d'ouvrages qui auront à coeur de revitaliser la pensée kémite dans sa globalité.

Source : www.thebookedition.com/..., éditions The Book Edition, 2008.

 

mer 24 dec '08

Côme Manckasa : Le Chevalier de Soyo

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A travers le chevalier de Soyo, l’auteur raconte la guerre menée par le Portugal pour asservir l’ancien royaume Kongo.

« […] Ce soir là, Kayi-Kandu, roi du Kongo, donnait à dîner aux membres de la Mission portugaise dont l’amiral Consalvès était porteur d’un message du roi du Portugal au Mané-Kongo […]
- Un complot se prépare contre le Royaume.
- Un complot dites-vous ? Où ? Quand ? Comment ? Mais… ce pays ne sera-t-il jamais qu’une longue suite de complots !
Le chevalier de Soyo […] s’assit sur une la large natte réservée aux visiteurs. Le roi lui parla avec gravité.
- Je vois une long nuit s’abattre sur l’Afrique. Le complot dont vous avez surpris les voix des artisans met en cause tout ce que nos sociétés représentent en matière de civilisation […] »

Nzinga-Nkuvu – ayant succédé à Kayi-Kandu – accepta la religion catholique et scella ainsi la chute du royaume. La route du Kongo avait exalté les esprits en France. Par une manœuvre dilatoire, la cour du Portugal encouragea les erreurs du géographe du roi de France qui situait le Kongo le long de la côte du Pacifique sud à partir du 16ème parallèle. La France enlisée dans les travers d’une géographie éperdue, le roi du Portugal pouvait enfin se féliciter de sa nouvelle frontière située au-delà des terres du Kongo.

« Du coup, la France n’est plus à mes yeux qu’un petit hexagone » s’exclama le roi du Portugal. Et il ajouta : « Si la France est la fille aînée de l’Eglise, le Portugal est le père aîné du Kongo. Demain, je prendrai ma valise pour aller boire l’eau du Kwango ».

L’évangélisation du Kongo produisit une héroïne, Kimpa-Mvita, une ancienne cathécumène, qui s’insurgea contre l’évangile enseigné par les Prêtres portugais. Sous sa houlette, le mouvement des antonniens vit le jour, avec cette affirmation : « Dieu n’est pas autre chose que l’univers à travers son intelligence ». « Un messianisme est en train de naître au Kongo… » dit avec accablement le Père supérieur de la mission catholique de Ntotila.

Quatrième de couverture, éditions Paari, 2005.
 

mar 09 dec '08

Anténor Firmin : De l'égalité des races humaines

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Sous-titre : Anthropologie positive.

Note de l'éditeur : De l'égalité des races humaines, paru en 1885 en réponse au livre de Arthur de Gobineau De l'inégalité des races humaines (1884), est un plaidoyer en faveur de la race noire. Cet essai s'adresse aux doctrinaires de l'inégalité des races dans le monde scientifique de l'époque, lesquels pratiquaient une anthropologie physique. Contre ces pseudo-scientifiques, Firmin définit une anthropologie critique, sociale et culturelle. Il réévalue le rôle essentiel des cultures africaines dans l'histoire de la civilisation, des Égyptiens à la première République Noire d'Haïti.

« Joseph Anténor Firmin est un penseur d'une extrême honnêteté intellectuelle, un polémiste dans le bon sens du terme car jamais il n'attaque bassement les faiblesses de ses adversaires ni n'insiste sur leurs maladresses. Son amour de la patrie sans aucune fanfaronnade n'est pas à démontrer, et son esprit de tolérance ne souffre aucune contestation. Il est important aussi de souligner sa générosité et sa fierté envers les grands Haïtiens de son siècle, il admire ses compatriotes créateurs sans l'ombre d'une réticence ou d'une jalousie. Oui, Firmin, à la fin du XIXe siècle, sait tenir debout et dire sa fierté d'être nègre. On n'insistera pas assez sur le fait que Firmin affronte avec De l'égalité les savants du monde entier, les États-Unis en raison de leur composition multiraciale possèdent une école florissante de ségrégationnistes scientifiques. Car le fond du problème consiste à dire aux Noirs : " Les hommes ne sont pas égaux, les races ne sont pas égales. Le Nègre, par exemple, est fait pour servir aux grandes choses voulues et conçues par le Blanc. " Et Firmin a dit non, au nom des fils de Toussaint Louverture, au nom de tous les négrophiles comme on disait alors, c'est pourquoi Firmin mérite de figurer non seulement parmi la panoplie des grands Haïtiens, non seulement parmi les grands nègres du monde, mais parmi les premiers représentants de l'universalisme. ». Jean Métellus

Editions Mémoires d'encrier, 2005.

Une autre réédition de l'ouvrage est disponible aux Edtions L'Harmattan, 2007.
Le texte original de 1885 est téléchargeable sur le site Gallica de la BNF (Bibliothèque Nationale de France).

 

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